Introduction
Tout a commencé il y a presque un an. En septembre 2007 je faisais ma première rentrée en tant que professeur stagiaire d'espagnol en collège. Un peu angoissée. En janvier l'angoisse était toujours là. J'ai donc décidé de démissionner. J'ai raconté cela dans mon blog. Suite à ces récits j'ai eu, et j'ai encore, beaucoup de visites, de profs, de profs stagiaires, fatigués, perdus, et surtout mal informés. Il s'agit même plutôt de désinformation. En effet, s'ils sont arrivés si nombreux sur mon blog, c'est bien parce qu'il y a peu de sites officiels qui donnent des réponses.
Alors, pour rendre ces informations, toutes essentiellement empiriques, plus accessibles, je me lance enfin en créant ce blog.
Je n'ai pas de prétentions particulières. Je vous livre à nouveau ici mon expérience, comme je l'ai décrite à l'époque.
Je vous livre d'autres témoignages. D'autres je l'espère viendront.
J'espère que ce lieu restera toujours un lieu convivial et d'entre-aide.
Ma démission
Je vous préviens c'est un peu long. J'ai décidé de réunir tous mes messages en un seul. Je préciserai la date de publication et le titre de départ.
Démissionner de l'Education Nationale.
18 janvier 2007
Avertissement :
J'espère qu'avec ce titre je pourrais rendre service à ceux qui veulent démissionner et qui ne trouvent pas les infos nécessaires.
Ce message risque d'être long et chiant, à vous de voir.
Je vous avais prévenu, il allait y avoir du changement par ici.
Aujourd'hui j'ai annoncé mon intention de démissionner. Lundi ma lettre sera entre les mains de mon chef d'établissement.
Cette décision est irrévocable, je dis ça au cas où, y en a toujours un pour dire " mais t'es sûre Pepina? et tu vas faire quoi après?"
Les raisons :
La plus bête et la moins important : ras le bol de pleurer je vais finir d'achever l'Amazonie. En réalité ceci était un symptôme de mon mal être.
Mais mal être de quoi? pourquoi? Mais que ce passe-t-il? Mais qu'est-ce qui se passe?
Je ne suis pas faite pour travailler avec le public adolescent. J'avais eu déjà une première expérience peu concluante, et ça se confirme, j'aime ça moyen moyen. J'ai fait mes études de langue, et en particulier ma maîtrise de FLE, dans l'intention d'enseigner à des adultes motivés une langue. Manque de bol des profs, pleins de bonnes intentions, m'ont conseillé de passer le CAPES, et maline comme je suis, je l'ai eu sans trop faire exprès.
Ensuite, je tiens à ma santé psychique. (Pas de commentaires désagréables s'il vous plaît je sais bien qu'au yeux de certains je passe pour folle, mais non! j'ai toute ma tête!)
Et finalement, le plus important, je ne veux pas être fonctionnaire. Et oui! Parce que je vous l'apprends peut-être mais un prof est un fonctionnaire de l'Etat, et par conséquent est obligé de suivre un certain nombre de règles, doit agir d'une certaine façon. Par ailleurs dans Education nationale y a "nationale" et donc, à ce titre il peut être envoyé dans tout endroit de la France sans trop avoir son mot à dire. Et l'air de rien ça compte.
Mais qu'est-ce qu'elle nous fait chier Pepina encore, avec ses caprices! Bah non! c'est plus important.
Etre fonctionnaire implique un certain nombre de compromis, qui parfois riment avec compromission. Et votre Pepina est bourrée de principes... J'ai un certains nombre de valeurs qui font que pour moi , le consensus est très difficile, voire n'existe pas, parlez-en à mon Breton. Ainsi, j'étais foncièrement malheureuse à l'idée de devoir accepter un certain nombre de choses. Ce commentaire fonctionne pour la boîte que je quitte mais pour le fonctionnement de la société en règle générale.
J'ai besoin de pouvoir me regarder tout les matins dans un miroir et de m'y reconnaître, d'être sûre que je fais tout pour être heureuse, que je suis cohérente avec moi-même.
Dans l'Education nationale, je m'éteignais tout doucement.
Le papillon que je suis devenu, a des ailes un peu encombrantes, et dans ce lieu elles étaient à l'étroit.
Alors comme je veux décider d'où je veux planter ma tente, choisir d'être irréprochable ou pas ( parce qu'un fonctionnaire se doit de l'être, et qu'il semblerait que pour certains, on est fonctionnaire "même sur la plage" je refuse. Cette notion d'irréprochabilité me paraît bien trop floue), d'être libre de dire ce que je veux, d'écrire ce que je veux, de partir en vacances en janvier pour profiter de l'été chilien, de ne pas faire des comptes d'apothicaires pour savoir si un enfant me rapportera les points nécessaires pour quitter cette belle capitale, que JE VEUX, essayer au moins, de vivre en Bretagne ( ce qui à l'Education nationale, soyons sérieux deux minutes, est de l'ordre de l'inaccessible étoile), je pars.
Cela peut sembler fou, inconscient, ridicule, mais sachez que je le fais en total accord avec moi-même.
Il y a des gens vraiment bien dans l'enseignement, j'en ai croisé pas mal. J'ai hélàs eu aussi à faire à la médiocrité de certains, qui trop souvent ont un certain pouvoir de décision. Ceux que j'ai apprécié, j'espère continuerons à lutter pour ces valeurs qui nous sont communes, à construire nos citoyens de demain, et à préserver l'école républicaine.
Mais je doute qu'il y ait de la place pour moi sur ce navire. Et puis d'ailleurs, j'ai tendance à croire que ce navire est bien mal en point, il prend l'eau, alors raison de plus pour le quitter, je ne veux pas participer à ça...
Je continuerai à dire ce que je pense, à lutter, à ma façon certes, mais quand même, pour un certain nombre de choses que je crois justes, pour un nombre important de valeurs humaines, je ferai de mon mieux pour rester droite, intègre, en accord avec ma petite personne, continuer le chemin qui est le mien, que j'ai pris il y a déjà dix ans en quittant le Mexique.
Pour toutes ces bonnes raisons que je viens de citer, et que j'espère ne pas avoir dénaturé, à force de les avoir aujourd'hui répétées, je vais ce week-end rédiger une lettre à Monsieur le Sinistre, sous couvert du recteur d'Académie et sous couvert de mon chef d'établissement, et si mes infos sont justes j'ai un mois de préavis.
Et je peux vous dire que j'ai pas fini de vous raconter mes histoires!
(Madame deKeravel je ne fais pas ça pour faire taire ta mauvaise langue de ton commentaire à propos de ma charmante note sur Bruxelles!)
J'ai démissionné Acte II
1er février 2007
Petit ajout de fin de post : soyez sympa, en ce moment je me relis peu, j'ai juste besoin d'evacuer des choses, alors je les crache comme je peux, mais je ne me relis pas. Malades de la norme, de l'orthographe et de la syntaxe, pro du clavier, passez votre chemin ou lisez vite, car si d'habitude je laisse quelques fôtes pour le côté authentique, là je ne suis sûre de rien...
Bon, en ce moment plein de gens arrivent sur mon blog en ayant tapé " démissionner de l'Education nationale" et plusieurs déclinaisons possibles.
Qui est le saugrenu qui a tapé " vaquette : chezpepina.canalblog.com"? je suis ravie de voir que des gens de goûts fréquentent cette page.
Mais revenons-en à mon titre.
Je voudrais préciser certains détails qui font que la démission se passe sans trop vous faire de mal.
1. Avoir un établissement avec des personnes humaines, les secrétaires, la directions, les profs. L'air de rien ça fait du bien. Je dis ça parce que démssionner quand on est si près de la titularisation interpelle beaucoup de monde et demande donc une certaine énergie de la part de celui qui part. ( En l'occurrence moi)
2. Avoir un entourage qui vous soutien, même s'il arrête de fumer, qu'il est chiant, peu patient, et plutôt nerveux, et qu'il part en week-end à Marseille en vous laissant aux prises avec votre angoisse...
3 Avoir un médecin intelligent, ça évite des redites, ça permet de ne pas se fatiguer là aussi.
4. Grâce au numéro 3, vous vous retrouvez avec un psy sympathique et tout aussi compréhensif qui vous aidera à traverser cette période difficile, même si ça vous donne froid dans le dos à chaque fois qu'elle prononce le mot "dépression".
5. Avoir un chat câlin, un nouveau matelas, et une couette chaude, sont également des éléments essentiels ( si comme moi vous êtes en arrêt et avouez-le un peu en déprime...)
6. Avoir également d'anciens profs de fac qui sont capables de comprendre vos motivation sans avoir eu besoins de les énoncer, et qui en plus vous reboostent ( juste pendant la lecture du mail, point trop n'en faut) votre égo en vous rappelant à quel point vous êtes brillante.
7.Ah!! mais j'oubliais! Si comme déjà dit précédemment votre entourage, dans mon cas mon Breton, part loin, n'oubliez pas vos amis, vous savez ceux qui sont encore là malgré votre sale caractère, votre intransigeance, votre incapacité complète à être diplomate. Et donc pensez à ces amis qui voudront bien venir se souler la gueule avec vous et frôler la crise de foie par surconsommation de bonbon haribos et de croustilles au fromage.
Sinon envoyez vos dragibus noirs à :
Chez pepina
poste restante : pas grand chose
9123456 la Zone ( mais pas celle d'Apollinaire)
FRANCE
J'ai démissionné Acte III
8 février 2007
Chers amis nous arrivont doucement à l'épilogue!
Je me dois de préciser quelques aspects dans la mesure où beaucoup de gens arrivent par ici e nquête de réponses. Si vous savier le nombre de gens qui arrivent sur ma page en tapant " quitter l'éducation nationale et ses dérivés. Mon préféré c'est quand même celui qui tape carément " je veux partir..." ou encore bien " comment réussir à..."
Et je vous assure y a de ça. Le peu d'informations que j'avais réussi à glâner sont fausses.
ALors on annonce notre démission, dans mon cas la lettre était donnée le 22 janvier, Le 31 le rectorat vous écret par A/R, qu eje reçois aujourd'hui ( regardez en haut la date), il me de dit en gros :
Mademoiselle Pepina ,
Attention quand même réfléchissez bien.
Et là je ne resiste à vous mettre texto la phrase : "...j'estime devoir appeler votre attention sur l'importance de la décision que vous avez prise et sur la gravité des conséquences qu'elle comporte. Et bien moi voyez-vous monsieur, c'est la gravité des conséquences que comportait le fait de rester qui m'inquiète...
Ensuite: ...une fois acceptée par l'autorité compétente, la démission est irrévocable et emporte radiation des cadres.
Sans déc' mais parce que tu crois, monsieur, que j'ai pris cette décision à la légère? Mon souhaît le plus cher est d'être radiée des cadres, je vais même te dire, je suis bien contente de partir avant même d'en faire partie.
J'ai donc maintenant 15 jours pour leur faire savoir ma décision définitive. Franchement i c'es pas dépenser du papier et un timbre pour rien...
A part ça, pour me détendre je me mets à la pâte fimo.
Tiens sinon, n truc qui me fait rire, tous les profs qui croient que personne ne démissionne, à ma connaisssance, entourage proche et moyen proche, machine qui connait quelqu'un qui : je suis la 4° à démissionner...et je ne vous parle même pas des professeurs des écoles ou y en a eu plein cette année apparemmet...
enfin j'espère t'y vois plus clair petit ami qui veut démissionner! :)
et sinon patience bientôt l'épilogue!
J'ai démissionné Acte IV
13 février 2007
Bientôt mon histoire d'actes ne va plus coller, tout ceci ressemble plutôt à plusieurs longues et poussives saisons de Dallas.
Enfin, l'espoir fait vivre, ou fit vivre...
Je viens à nouveau d'écrire une lettre dans laquelle je confirme à monsieur le Recteur ( oui avec un grand R apparemment) que je veux bien démissionner.
En passant tout ceci, et surtout un appel à la DGE ( allez une dernière fois, je me sers de ces sigles à la noix ( pas de lavage) )qui m'a permis de tirer au clair cette histoire de préavis ou pas.
Alors maintenant je vous explique. Non il n'y a pas de préavis de démission à l'EN ( oui j'insiste).
En gros ça se passe comme ça.
Tu donnes ta lettre à ton principal ou proviseur, comme déjà dit en acte I, il transmet. Et ça stagne un petit peu à la Division de Gestions des Personnels Enseignants ( maintenant t'as ta réponse pour taleur.) Mais pourquoi?
Et bien parce que là on vous envoie une lettre, en vous disant qu'on a reçu une lettre de vous, qu'on a pris connaissance de son contenu, et que donc on vous écrit cette lettre pour vous demander d'écrire à nouveau une lettre en confirmant le contenu de la première. Au total, plusieurs feuilles pour dire la même chose, 3 enveloppes pour moi, un timbre, et pour l'Education nationale une lettre en recommandé. ( Si par hasard, Sego, Nico ou un autre passaient par là, je pourrais leur proposer déjà quelques petites économies qui permettraient peut-être déjà de supprimer moins de postes enseignants et appauvrir encore un peu plus les têtes déjà pas très pleines de nos chérubins, mais c'est une autre histoire).
Donc nous en sommes à l'acte III, tu dois maintenant attendre après réception de ta lettre, une nouvelle lettre t'annonçant la nouvelle : tu es radiée des cadres de l'Education nationale.
Avant cela tu dois normalement continuer à faire cours. ( Sauf si comme moi, aidée par la bêtise de certains, les pratiques pinochetistes d'autres, la fatigue, un traumatisme quelconque dû à ton enfance, tu as fait une mini dépression
Donc pas de mois de préavis, juste l'attente de la procédure.
Et une fois que tu reçois la vraie lettre là c'est bon c'est fini!
Cette fois on y croit! Il n'y aura pas d'acte V ( j'efface la parenthèse qui faisait allusions à certaines pièces de notre répertoire classique avec V actes, mais finalement ça fait pompeux j'efface).
Après réflexion et relecture je me dis que mon acte II aurait mieux fait d'être un intermède, avec des arlequins qui danseraient sur des musiques de Lully et qui déclameraient des alexandrins... mais bon...c'est trop tard... quel lecteur zélé fera demi tour relira tout pour mes beaux yeux qu'il ne connaît pas...
Happy End?
15 février 2007
Attention ceci n'est peut-être pas encore l'épilogue... vous savez dans les films américains y la fin, heureuse bien sûr, et ensuite les 20 minutes en trop où on epxlique au public vraiment con le film... Bah je crois que je vais faire comme ça... C'est pas que je vous traîte de cons hein, pas du tout, au contraire, mais c'est toujours dans mon souci de respecter ma didactique de la démission.
Croyez-vous que des élèves ça peut être payé par le rectorat, pour faire changer d'avis une prof pourqu'elle reste?
Aujourd'hui je retournais à mon collège, faire mes adieux tout ça tout ça. Manque de bol, je vous épargne les raisons j'étais pas attendue, et je n'avais pas d'élèves à 8h et la moitiè de la classe à 9h.
A 9h on s'est bien amusé un on a joué à la loterie, on a eu une alerte incendie pour faire mumuse, mes élèves ont manifesté une certaine crainte à l'idée de ne pas avoir une prof aussi chouette que moi, et l'une d'entre elle, une fille adorable, intelligente, fine, bref toute mimie, m'a demandé m'ont adresse.
Bon y en a trois à la fin à force de me dire " madame restez comme vous êtes, vous êtes gentille, vous allez nous manquez", j'ai pleuré alors je leur ai dit de partir de la classe et d'aller profiter de leur recré.
Ensuite, finalement, entre 2h de français je suis allée voir mes 3eme pour leur dire que je ne reviendrais pas, que j'avais démissionné, que je voulais leur dire au revoir, et que c'était pas de leur faute si je partais.
Bah figurez-vous que ces mêmes 3eme qui m'en ont fait voir de toutes les couleurs, certains garçons qui ont joué à " tu vas voir ce que c'est un ado con" avec moi se sont mis à récolter de l'argent pour m'offrir des fleurs.
et m'écrire des lettres, et venir me voir à l'heure du repas pour me dire de pas partir, et que j'étais tellement bien, et qu'ils étaient désolés de ne pas l'avoir compris, et que mince comment on va faire sans vous? mais vous pouvez pas rester jusqu'à la fin? Et vas-y que les filles pleurent, et vas-y que la prof pleure. J'ai fait que pleurer.
Je crois que les gens dans le train pensaient que j'avais dévalisé un fleuriste, et qu'en plus il m'avait balancé une bombe lacrimo vues mes larmes...
Alors voilà, je voulais partager ça avec vous, parce que je me suis sentie bête, touchée, idiote, étonnée par ce qu'ils ont fait.
D'un coup j'étais plus leur prof et ils se rendaient compte que j'étais un être humain qui avait pu souffrir de leurs bêtises, que j'avais une vie, des envies, des rêves...
Voici la preuve en image et en mots. Je vous mets ça en respectant bien sûr le style et l'orthographe. (mais que font les profs?) Je vous rassure j'ai eu aussi des mots en espagnol, ils m'ont mis " c'est grâce à vous qu'on a pu écrire ça" - bah merdalors j'ai bien fait d'arrêter- n'empêche pour une fois là y avait une vraie situation de communications avec une putain de tâche finale ( nouvelle obsession youphémesque, s'il n'y en avait qu'une)
Celle-ci vient d'un gentil adorable M. qui m'a écrit : "Je vous
promet de travailler en espagnol, merci de m'avoir fait progresser.
Bonne continuation" Plus une rose qui se retrouve un peu perdue parmis
les autres ( ceci dans un sac des boutiques Le nom de la rose avec des
pétales et tout et tout, trop beau.
Là ça vient de l'ensemble de la classe. Avec plein de petits mots, y en
a un qui m'intrigue c'est de B. " Vous nous manquerez. On vous adore et
rebondissait. Je vous adore et bonne chance" , je passe sur les "Vous
nous manquerez", "merci pour tout ce que vous nous avez donnée" Ah! et
celle-ci : "merci pour tous se que vous àvez fait pour nous, vous
resterez ma prof d'espagnol préférée! Bonne chance pour la suite et
prenez soin de vous"
A vrai dire j'aimerai tous les mettre. Ils sont tellement mignons, ils me promettent d'être bon en espagnole (sic!), ils trouvent que j'étais la meilleure...
Et
c'est pas fini!!! Alors celui-là je ne sais pas trop si c'est juste de
B, ou si G. a participé aussi, bref ils n'ont pas arrêté d'arriver avec
des fleurs, et je ne savais pas quoi dire, je luttais pour pas qu'ils
me voient pleurer, je leur disais de filer en cours... Puis je vous
pouvais difficilement tous les serrer dans mes bras, ils sont tous
tellement grands, enfin j'ai fai tla bise à la moitié de la classe je
crois.
Et
celle-ci, c'est S. qui me l'a donnée, elle n'arrêtait pas de pleurer,
elle m'a écrit une longue lettre, et elle me disait " mais vous ne vous
rendez pas compte, c'est fou en 5 mois on s'est tellement attaché à
vous, je n'avais jamais dit à une prof que je l'aimais" . Et moi je
pleurais encore et encore...
Là c'est le bracelet de L., elle m'a dit vous comprenez j'ai vu que vous aviez des tenues de cette couleur, parce que nous on vous regardait tout le temps et vous aviez des pures vêtements ( ou fringues) je ne sais plus... Enfin maintenant ils disent "c'est stylé".
Bon allez je craque une dernière, parce que vous ne voyez pas mais les roses rouges c'était deux bouquets!
Et moi qui pars samedi en Bretagne! M'en fous je vais essayer d'en emporter, ça fleurira la maison là bas.
Autant vous dire que Madame Pepina elle n'a pas arrêté de pleurer.
Et puis les mots gentils viennent de ceux que j'aimais bien donc, je n'avais pas non plus tout faux...
Je vous rassure je démissionne toujours!
Epilogue
19 mars 2007
Démissionner de l'Education nationale, suite et fin.
Enfin voilà, la sautadite ( oui je suis AUSSI québécoise is je veux) lettre est arrivée! Je vous rafraîchis la mémoire au cazou. Il ya déà un mois je donnais ma lettre de démission. C'est dingue ce que le temps passe vite 2 mois presque. C'était le 22 janvier et je reçois la lettre le 19 mars, même si eux datent leur lettre du 15 février. C'est dingue ça non une lettre qui met un mois à arriver chez vous... Pepina! sois pas mauvaise langue!
Donc, pour continuer à tirer le voile sur la procédure de démission.
J'ai enfin reçu l'arrêté en question.
Je ne résiste pas à vous recopier un petit bout...
blablabla blablabla... VU la demande de démission de mlle Pepina en date du 22 janvier 2007, VU la lettre en date du 31 janvier 2007 informante Mlle Pepina des conséquences de sa décision [faites moi pas rire!], Considérant que Mlle Pepina a confirmé sa volonté de demander sa démission par courrier en date du 13 février 2007.
ARRETE
Article 1 : Mlle Pepina, Professeur certifié stagiaire d'une matière qui parait c'est tellement facile qu'il suffit de mettre des "o" et des "a" à la fin des mots affectée dans un Collège fort sympathique par ailleurs, est radiée des cadres, suite à sa demander de démission, à compter du 15 février 2007.[ si si je vous assure plus d'un mois à arriver cette lettre...Pepina tu continues!]
Bien sûr j'ai un peu modifiée la lettre afin de conserver un certain anonymat. J'ai été tenté de changer les dates mais bon, je voulais que cette série de note puisse éclairer ceux qui démissionneraient comme moi... Oui parce que l'air de rien maintenant j'ai un certain nombre de gens qui arrivent ici en cherchant comment quitter cette grande famille. J'aimerais bien savoir si mes notes ô combien édifiantes les aident ou pas...
Tombée de rideau
Sinon, je voudrais remercier une personne que je ne connais pas et qui a inauguré mes rétroliens, et qui en plus peu se vanter d'avoir regonflé mon égo. C'est ici que ça se passe. WOW! Pepina devient encore plus prétentieuse? et alors???
Ensuite, la personne qui a tapé "ma jolie pepina" t'es gentil toi, je sais je sais je suis adorable, mais sache que je ne suis la pepina de personne, si peut-être de mon kafka mais c'est tout.
Cette fois je pense que c'est tout.
On va pouvoir tourner une page et passer aux nouvelles histoires extraordinaires de moi-même.
Les messages des autres(1)
Je ne sais pas si ça sera très lisible.
Mais y a 150 messages à trier. Alors le temps me manque. Je pense pour l'instant vous proposer les messages postés sur le post Démissionner de l'Education Nationale j'esaierai d'améliorer la chose.
Je pense essayer de mettre les liens des blogs. Pfiou que de boulot!
Désolée si ce n'est pas lisible lisible.
FÉLICITATIONS!
Hola bonita,
No te desanimes...
Je crois sincèrement qu tu as pris la meilleure décision de ta vie.
Si tu ne te sentais pas à l'aise, opprimée, etc, tu as eu raison!
D'autre
part,l'intelligence n'est pas ce qui temanque, tu trouveras une autre
voie, qui te plaira davantage, et là oui, tu pourras aspirer à une
grande carrière! lol
Maintenant, profite un peu de ton temps libre, prends des vacances, repose-toi....
Après tu reviendras toute neuve!
¡Hasta luego pepinita mágica!
Mariposita Madrileña
J'ai honte, ça faisait un moment que je n'étais pas venue par ici.
Félicitations,
tu accomplis ce que je rêve de faire et que je compte bien faire dans
les mois, ou mieux, les semaines qui viennent, sauf qu'il faut que
j'aie trouvé un plan B juste derrière si je veux que mes enfants
mangent!
Et vivent la liberté et les rêves...
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Mariposa madrileña : gracias por tu apoyo tal vez a ti no te parezca
nada pero a cada vez que alguien me dice que me entiende y que piensa
que era la mejor solucion me siento un poquitin mejor.
CarrieB :
n'aies surtout pas honte j'ai fait de même... Merci pour les
félicitations, j'ai sinon en effet la chance d'avoir une situation
confortable : un conjoint qui me soutien et qui est prêt à assumer ce
que ce choix va impliquer, et je n'ai pas encore d'enfants... :)
Bon courage à toi et tu nous tiendras au courant alors!
Bravo !!!
C'est ta décision Pépina, donc elle est bonne !!!!! Ma nièce a un master2 FLE et donne des cours de français à des étrangers. Il y a quelques instituts de ce genre en RP. Bonne route !!!!!! Bizzzzzzzzzzzz
bon courage pour la suite, en attendant je vais lire les post qui
ont suivi (heu oui, je ne passe pas souvent ici j'avoue, alors je suis
tombé sur "Happy End?" et j'étais curieux de connaître le pourquoi du
comment)
A+
une preguntita
hola!
cuando tengas algun momentito, me podrias decir si hay
condiciones epeciales para demitir de la educacion nacional? les
debemos algo? tenemos que trabajar cierto numero de años antes de poder
irnos? es que en las paginas oficiales no encuentro absolutamente nada
al respecto...
te agradeceria mucho tu respuesta,
hasta luego!
charline
charlinita
te mandé un maiil
disculpa no me di cuenta que habias edjado el mensaje en esta nota asi que te di las mismas referencias..
espero haberte contestado...
je veux partir moi aussi!
bonjour pepina,
je viens de terminer mon année de stage avec
des super appréciations partout mais je me rends compte que je n'aime
ni les gamins ni ce boulot en général et je n'en peux déjà plus...
la
cerise sur le gateau c'est que forcément étant célibataire et sans
enfant, l'année prochaine je vais me taper 4 heures de RER par jour
parce qu'on m'envoie au cul du monde...
bref je voudrais partir,
mais dans nos cours iufm un prof nous a dit que si on se barrait avant
5 ans il fallait rembourser notre formation (quelle blague) et que
c'est super cher.
je téléphone tous les jours depuis une semaine
à tous les trucs possibles (ministère, rectorat, DGE, iufm...) mais
PERSONNE NE SAIT SI C'EST VRAI!
vu que tu as vécu la chose, je
me disais que tu pourrais peut-être me renseigner... tu as démissionné
au bout de combien d'années? ils t'ont demandé rembourser quelque
chose? (formation, prime d'installation...)
merci et bon courage!
crevette morte
a priori non y a plus rien a rembourser en tout cas pour ce qui concenrnet les plc...
Mi j'ia démissionné pendant l'année de stage.
Bon courage
crevette morte...
Ah fait la tu as la preuve de ce que c'est que la rétention
d'info...On te fais tourner en rond dans l'espoir que ton envie de
partir ne soit que passagère
Par ailleurs pour partir tu ne trouveras aucun soutien auprès des syndicats
Ok merci. en fait on nous a dit qu'on pouvait démissioner tant qu'on était encore stagiaire... et qu'une fois titularisé on devait 5 ans à l'état... je viens d'être titularisé, j'espère que c'est faux...
crevette
je pense que c'est faux.
On ne doit plus rien à l'état ça c 'est fini l'histoire e l'engagement commet ça ce n'est plus le cas.
je pense vraiment pas.
Enfin quoiqu'il en soit tu le sauras très vite
si tu envoie ta lettre de démission, ils te répondront et t'expliquerons comment faire ensuite...
Ce
qu'il faut que tu saches c'est que forcémment non essaiera de te faire
changer d'avis, de te proposer une année de congé sans solde, une mise
en disponibilité etc...
ok je viens d'avoir la réponse en téléphonant à plusieurs syndicats. Dans les textes ils ont le droit de te réclamer cet argent (15000 euros...) mais la loi n'a jamais été appliquée...
ah
peut etre cela se fait il dans les cas ou tu as été en faute?
enfin je n'ens ais trop rien :)
je ne epux que dire comment ça c'est passé pour moi.
et je sais qu'à la fac une prof m'avait dit que c'était plus comme ça...
donc bon...
Enfin bon courage si tu le fais en tout cas! n'hésites pas à repasser donner de tes nouvelles!
question
Et bien j'admire ce que tu as écrit. Je suis enseignant dans le
primaire parchoix, par vocation aussi. J'enseigne en zone difficile du
95...
Je vais faire ma 9eme rentrée.
Je me suis toujours dit que je ne serai pas face à une classe toute ma vie, mais que je resterai fonctionnaire.
Aujourd'hui
je suis fatigué de mon travail, je n'ai plus le même plaisir, la même
gouache... Et pour couronner le tout, je suis las de tout ce que l'on
entend sur les profs, les fonctionnaires...
Alors depuis mercredi
que je suis en vacances, je me documente... je sais ce que je voudrai
faire, c'était mon 2eme choix de métier quand j'étais gamin....
Il y a les formations, un diplôme d'état à passer, etc... et encore quelques renseignements à glâner...
Je
viens aussi de me documenter sur les congés de formations octroyés par
l'EN, payés à 85% mais on doit 3 ans de services derière... donc pas
intéréssant pour un changement de "cap"...
Alors reste la démission....
Et là j'ai besoin de ton conseil, à props de préavis,de la lettre... peux tu me faire pat de tes remarques...
Merci d'avance.
Yannick
bonjour, j'ai lu ton post sur ta démission de l'EN, je voudrais faire pareil en cette 7e rentrée, peux tu me dire rès vite la procédure à suivre? Y a t il un préavis? merci beaucoup d'avance!!
Fred
comme je l'explique sur toutes mes notes, une lettre au ministre,
sous courvert du recteur de ton academie, sous couvert de ton cherf d
etablissement
tu en parles a ton chef d etablissement
tu peux partir quand tu reçois la lettre comme quoi tu as bien été radié.
après
c'est selon, tu peux t'arranger avec tno cherf d'établissement du
moment que tu ne pars pas tant qu'il n'a pas de remplacement.
sauf bien sur arrêts maladie pour toi...
prof d'EPS, ambition reconversion kiné
Je suis contente pour toi, c'est énorme d'avoir fais la démarche pour arriver à s'épanouir et être sois même.
J'envisage
de faire pareil, parce que je n'arrive plus du tout à me reconnaître
dans l'éducation nationale, d'autant plus que les dernière réformes me
posent un problème d'étique.
J'envisage de reprendre mes études pour
faire kiné. La médecine m'a toujours pationnée, et notamment ce métier
mais j'étais coincée finançièrement à l'époque. Ayant toujours voulu
sauver le monde, j'ai vraiment cru qu'il y avait quelque chose à faire
dans l'éducation, j'ai donc choisit d'être prof et j'étais pationnée
par mes études. Aujourd'hui, je suis fatiguée, j'en ai marre de ne pas
pouvoir appliquer ma pédagogie dans de bonnes condition, je m'épuise
alors que je pourrais m'épanouir ailleurs.
Je voudrais savoir si
quelqu'un à déjà démissionné pour faire kiné ou reprendre des études.
J'hésite entre la dispo ou la démission. quelles solutions financières
avez vous trouvé? Je ne veux rien devoir à l'éducation nationale.
Merci beaucoup, à bientôt
Demande de renseignements !!!
Bonjour Pépina !
J'ai lu avec grand intérêt ton histoire et je me demandais si tu pouvais éclairer ma lanterne.
Je
suis titularisée depuis septembre 2007 mais j'envisage de démissionner
dans la mesure où le rectorat refuse de m'accorder une mise en
disonibilité alors que je justifie d'une embauche en tant que recutée
locale dans un établissment français à l'étranger. Quelle est la durée
du préavis obligatoire ?? Vais-je devoir rendre des comptes
(financièrement) ??? Quel sont les recours possibles ???
Merci beaucoup et à bientôt.
zaza et emilie
zaza: j'avoue que je ne peux pas trop t'aider j'ai eu la chance j'ai
toujorus d'ailleurs, d'avoir un mari qui gagne assez d'argent pour que
j'ai pu démissionner sans me poser ces questions là...
Emilie il
n y a pas de préavis à proprement parler, jsute que tu ne dois pas
quitter ton poste tant que tu n'as pas reçu ta lettre comme quoi tu ne
fais plus partie des cadres de l'education nationale. Après il peut y
avoir des arrangemtns avec le chef d'etablissements pour que tu sois
remplacée. Dans mon cas j'étais en arrêt maladie,et mon médecin m'a
mise en arrêt jusqu'au moment ou j'ai été sure que je n'aurai plsu à
retourner là bas...
Les messages des autres(2)
Je continue avec les messages...
Au club des demissionnaires: un de plus!
Eh bien voila j'y suis aussi: prof depuis 5 ans, j'ai eu largement
le temps de me rendre compte que l'EN ne me convient pas et je vais
démissionner: envoi de la lettre prevue la semaine prochaine.
Petite
question: nous sommes le 20/09.Je suis en arret jusqu'au 15/10. Si
j'envoie ma lettre demain, puis je reprendre un boulot le 15 octobre?
serai - je libre de tout vis a vis de l'EN? car j'ai une proposition de
cours dans une boite privé mais il faut que ma situation a l'EN soit
réglée avant?
fredo
d'après mon expérience toutjours entre le moment ou j'ai envoyé ma
lettre et le moment où j'ai reçu mon courrier définitif comme quoi je
ne faisais plus partie de L EN 2 mois se sont ecoules. BOn bien sur ils
ont contre daté le courrier, ce qui fait que j'étais radié d'après
depuis 3 semaines sans le savoir. ça c 'est le côté sympa de la
maison...
tu vas recevoir un premier courrier qui te laissera 15 jours pour te rétracter.
Je
ne sais pas si tu peux bosser en dehors, après faut savoir que les
profs ils ont tous le droit de faire un certain nombre d'heures en
dehors de leur contrat avec L EN, tant que tu dépasse pas ce quota.
Mais je ne sais plus combien d'heures ça fait. Mais c'est ça qui permet
à des tas de profs de donner des cours particuliers par exemple.
Bonne chances et donnes de tes nouvelles!
petit chat perdu
Salut Pepina!
D'abord, bravo pour ce superbe site. Je suis prof
d'espagnol depuis septembre 2005... et je n'ai jamais vraiment aimé ça.
Mais bon, je n'ai pas osé quitté l'EN en année de stage parce qu'il
faut bien remplir son assiette et payer le loyer. L'an dernier, arrivée
dans l'académie de Créteil, j'ai commencé à vraiment souffrir de ce
boulot de merde (5 niveaux, 2 établissements, des gamins odieux, 12
salles et un emploi du temps minable). Et là, à la rentrée j'ai craqué.
Au bout d'un mois de collège, même pas j'ai contacté le rectorat pour
savoir comment démissionner et je me suis mise en arrêt. On m'a donné
un rendez-vous dont j'ai reçu la convocation le lendemain du jour du
rendez-vous. Et depuis j'attends... mon prochain rendez-vous est le 13
novembre. Je ne sais pas du tout ce qu'on peut me proposer...
J'aimerais avoir un mi-temps pour avoir un revenu et reprendre une
formation car mon chéri ne peut pas assurer seul financièrement avec le
prix du loyer!
Je me suis syndiquée au SGEN... mais on ne me renseigne pas. Alors je déprime "y me como el coco".
Tu pourrais peut-être me dire quels arrangements on te propose quand tu es sur le point de démissionner?
Merci d'avance! et bravo pour ta décision courageuse!
petit chat perdu
les possiblités c'est une mise en disponibilité, l'année de congé sans solde, un détachement...
t'aurais des tuyaux ???
Hola,
Je suis moi aussi prof et ça fait un moment que je veux
démisssionner, je cherche un boulot mais vu la réputation qu'on se
trimballe, c'est pas évident !
Aurais-tu des conseils à me donner ??
Pour l'instant j'exploite mon réseau d'amis... pas d'aide de la part de l'apec et compagnie...
Et as-tu eu un préavis ? si oui de combien ???
Gracias por todo...
le retour de la crevette morte
bonjour tout le monde,
j'ai posté un message au début de
cette page, je viens de faire ma toute première rentrée en tant que
prof pour de vrai et si ça intéresse des gens je vous expose vite fait
mes conditions de travail, c'est vraiment du foutage de gueule de A à
Z, ça peut même être drôle quand on le vit pas.
Je suis sur 2
établissements en ZEP zone violence, aux tarterets à corbeil (91), un
coin magnifique dont on parle souvent aux infos, pour ceux qui ont pas
la chance de connaître.
le lycée où je bosse y'a 3000 élèves,
c’est entre une friche industrielle, une nationale et une cité et le
reste du temps je suis avec des segpa dans un collège. (les segpas
c'est les gamins dont le Q.I est trop faible ou qui ont des problèmes
psychiatrique trop graves pour aller en classe avec les autres). Bien
sûr je n'ai strictement aucune formation pour ça, c’est ma toute
première année, et bien sûr les conditions de travail sont déplorables
(aucune ressource pédagogique, aucune concertation avec le reste de
l'équipe, salles trop petites pour qu'ils puissent tous s'assoire, pas
même de poste CD...). Certains gamins piquent des crises, poussent des
hurlement en plein cours, j'ai bien sûr les pires crénaux horaires (les
dernières heures de la journée en fin de semaine) quand ils sont bien
échauffés. Certains ne savent ni lire ni écrire (et quand je dis ça ça
veut dire même pas leur prénom), voire même ne parlent pas français (ou
pas de façon compréhensible) ou passent simplement toutes leurs heures
de cours à ricaner en secouant la tête. C'est donc l'anglais que je
suis censé leur apprendre.
Tous les vendredis soir une bagarre
explose en plein cours, c’est absolument inexorable. Parfois les autres
élèves les séparent, parfois ils s’y joignent eux aussi. Les élèves
sont invirables puisqu'ils atterrissent là après avoir été renvoyés de
plusieurs établissements et qu'il faut les scolariser jusqu'à 16 ans.
Le
conseil de mon inspectrice à ce sujet : « Vous verrez les segpa c’est
comme quand on est au bord d’une piscine. Ca paraît froid au début mais
il ne faut pas hésiter à faire le plongeon. » Je ris, et je fais déjà
le deuil de ma santé mentale.
Dans mon lycée j’ai des futurs
STI – que des garçons – dont les centres d’intérêts tournent autour du
foot, des films pornos et du tuning. Là aussi bagarres et jets de
chaises fréquents. Le niveau est déplorable, les manuels inutilisables,
il faut tout refaire soi-même mais comme évidemment je passe mes
journées dans le RER ou à attendre ma prochaine heure de cours en salle
des profs où la connexion internet marche pas et les écrans d’ordi sont
flous et que le week end je dors…
Le matin je me lève à 5h30
pour faire mes 3 ou 4 heures de transport quotidiennes (souvent dans le
seul but de donner 2 ou 3 heures de cours), mais je devrais être
heureux parce qu'au terme de plusieurs semaines de négociations mes 15
heures de cours sont désormais étalées de façon totalement imbécile sur
5 jours hebdomaires (dont le samedi) au lieu des 6 jours initialement
prévus et que j'étais censé accepté en fermant ma gueule.
Il n’y a
pas de transport entre mes deux établissements, le seul moyen de faire
le transit pour moi c’est de marcher 40 minutes en pleine côte au bord
d’une nationale, avec tous mes cours et mes bouquins sur le dos.
Forcément j’arrive à bout de souffle et en retard la plupart du temps.
Je
cherche du boulot mais quand on est à l'éducation nationale dans le
privé on nous regarde un peu comme des ressortissants d'union
soviétique, des inadaptés et des assistés...
Je crois que pour
trouver il faut mettre plein d'argent de côté (car pas d'indemnités
chômage), prendre son courage à deux mains, démissionner même sans
avoir trouvé parce que j'ai le sentiment que tant qu'on est encore
"dedans" tout le monde nous regarde comme des parias. Je prépare un
dossier d'immigration pour le canada et sinon je me rabattrai sur
l'angleterre ou l'allemagne parce que j'ai l'impression que la France
ne voudra plus jamais de moi si je démissionne...
Caro et crevette morte
CAro : je ne sais pas des tuyaux?
tu peux dans un premier temps
donner des cours dans le privé, cours particuliers instituts de langues
etc... Ob be gagbe oas des masses mais c'est toujours ça.
Crevette:
bon courage! je ne sais quoi te dire... si ce n'est bon courage!
j'avoue avoir la chance de ne pas avoir eu le besoin de retrouver du
travail totu de suite grâve à mon mari. MAis cependant je pense qu'il
n'y a pas de raison pour que tu trouves quelque chose, mais peut être
au'qu début le salaire ne sera pas le même..
Je sais qu'un ami d'une ami a démissionné dès le départ et il a trouvé du boulot dans une banque...
tout est possible
et je répète ( fait lire mes réponses!!! :p pas de préavis juste ne pas "abandonner son poste")
bon courage et merci de venir témoigner ici, je pense reprendre un peu tout ça
Quel bonheur de vous lire!
Ah! Apres des heures de recherches infructueuses sur le net au sujet de la demission de l'education nationale, je tombe sur ce site, ô miracle, peuple de gens qui me ressemblent... Donc en resume, quand y'en a marre (comme moi, la, tout de suite, apres avoir traine lamentablement toute l'annee derniere), hop on ecrit sa lettre de démission, on poste et on attend des nouvelles du chef des chef qui est cense nous dire le top depart pour s'en aller? OK mais bon pourquoi pas d'abandon de poste? Parce que moi c'est tout de suite que je veux partir et je ne veux plus jamais remettre les pieds dans cette classe... Alors a part l'arret de travail jusqu'a recevoir la reponse, y'a pas moyen de pas retourner dans sa classe????
Eteye
Franchement aucune idée...
COmme je l'ai toujours dit, je ne
peux que vous exposer mon expérience afin qu'elle vous aide à y voir
clair mais je n'en sais pas plus...
L'important c'est d'en parler avec votre chef d'établissement, lui dire que vous devez partir...
Moi je suis passée par l'arrêt maladie mais je ne sais pas s'il existe d'autres possibilités...
Bon courage et donnez nous de vos nouvelles!
Encore moi
Merci Pépina de repondre si rapidement. Je voudrais pas insister mais juste, dans une de tes reponses tu dis qu'il ne faut pas faire d'abandon de poste. Et je me demandais pourquoi. Risque t'on quelque chose? Genre remboursement de la formation (je suis T1), hein, pas de se faire lapider (quand meme...). Voila, donc si t'as plus d'infos sur ce sujet en particulier... Merci.
Eteye
j'en sais rien pourquoi exactement mais je sais que dans mon
établissement ils se sont inquiétés enfin le rectorat à appeler le
secrétariat à l'époque parce qu'ils avaient peur que j'ai fait ça...
alors que j'étais en arrêt maladie, mais ils n'avaient pas encore reçu
mes fiches d'arrêt...
Ce qu'ils peuvent te faire? j'en sais strictement rien... :D
Moi
ce qui m'a inquiété à l'époque c'est de suivre une procédure qui
permettrait à mes élèves de rapidement se retrouver avec un
remplaçant...
Bouffée d'oxygène
Oui, une grosse bouffée d'oxygène, en lisant toutes vos expériences, après une expérience plus ou moins longue.
Moi
aussi marre de ce boulot sans avenir (aux vues des suppressions
annoncées) où après deux ans en poste fixe, c'est ma 4ème année en tant
que TZR, c'est à dire SDF et bonne à tout faire de l'éducation
nationale.
Pour se retrouver face à des gamins qui n'ont rien à
faire de ce qu'on leur enseigne, qui savent désormais aussi bien que
nous que le baccalauréat est un diplôme qu'on leur donne dans le cas où
ils n'ont rien foutu.
En 5 ans, j'ai fréquenté 7 établissements,
7 directions et CPE différents, avec à chaque fois le même discours :
ce sont de braves gamins qu'il ne faut surtout pas stresser en les
collant ou en leur donnant des devoirs, mais il faut les comprendre ou
les pardonner quand ils vous insultent ou vous agressent.
Quant aux absences, tout le monde connaît le système : lycée = moulin à vent, chaque élève vient quand il a envie.
Je
précise qu'actuellement je ne suis pas en ZEP ou zone de violence comme
certains d'entre vous, mais dans des lycées de centre ville, dans des
communes moyennes où paraît-il, on trouve de meilleurs élèves, plus
motivés et plus respectueux.
La vérité, c'est qu'on a des chefs
d'établissement qui travailent à empêcher les incidents d'être connus
de l'extérieur pour conserver la réputation de leur cher bahut.
Alors
oui, la démission prochaine pour moi aussi (merci à tous pour les
débuts d'informations que j'ai pu obtenur sur ce site, peut-être
devrais-je communiquer son adresse à la GRH de mon cher rectorat qui
n'y connait rien), parce qu'effectivement, envie de faire un boulot qui
va me plaire, me permettre de m'épanouir, d'obtenir des résultats en
adéquation avec mon investissement, et d'être en contact avec des
personnes (serais-je tenté de dire des humains) capables de faire une
phrase complète avec au moins un verbe et sans cris guuturaux et
animaux.
Tant pis si je choque, mais il est temps d'appeler un
chat un chat et de ne plus masquer la vérité sur l'état de l'éducation
nationale derrière un vocabulaire de fortune inventé par nos chers
inspecteurs.
specialneeds
MErci pour ton commentaire, n'hésite pas à venir nous donner de tes
nouvelles si la démission est ta décision définitive, on aura comme ça
une deuxième expérience.
Euh pour la GRH de ton rectorat, j'aime autant pas :D
Bon courage pour la suite!
et les profs des écoles?
Bonjour!
Je ne suis pas PLC mais PE2. Je me suis retrouvée dans
ton message même si pour moi ce ne sont pas des ados mais des enfants
de 6 ans...
Je déprime depuis que j'ai commencé ce métier mais mon
entourage me tenait toujours la même rengaine : "mais tu sais c'est
normal au début, ce n'est pas un métier facile, ça ira mieux dans
quelques années..." Et la notion de plaisir et de passion dans son
boulot, on en fait quoi alors? Parce que moi c'est sur, je ne ressens
rien de tout cela et je passe mon temps à compter les jours et les
semaines qui me séparent des vacances... C'est pas une vie, ça...
Alors
ce matin, ça m'a pris, j(ai complétement pété un cable et je n'ai pas
réussi à partir travailler, je ne veux plus y aller. J'ai rendez-vous
chez le medecin cet aprem...
J'espère être arrêtée pour ne plus avoir à y retourner jusqu'à ma démission effective.
Le
hic, c'est que je ne sais pas si la démission fonctionne exactement
comme pour les PLC..j'espère ne rien avoir à rembourser car je ne suis
titulaire que depuis deux ans...
Enfin, on vera bien... Reste que je
n'ai aucune idée de ce que je vais faire maintenant. Tout ce que je
sais c'est que je ne veux plus être instit.
Voilà c'était juste un
tit témoignage et puis surtout ça fait du bien de se confier sur ce
sujet sans être culpabilisée par ceux qui ne vous comprennent pas.
Bye. A plus.
Safi
je ne peux hélàs pas t'aider mais je te souhaite vraiment bon courage!!!
et n'hésite pas à repasser par ici pour donner de tes nouvelles!
Safi (bis)
En effet, dur dur d'évaluer la véracité de ce remboursement de
formation tant la rétention d'information est forte concernant la
démission de l'éducation nationale.
Si cela peut t'aider ou te
rassurer, en prenant le temps de visiter différents forums, on peut
s'apercevoir que plusieurs personnes témoignent de leur démission, et
apparemment aucune d'entre elles n'a dû rembourser quoi que ce soit.
En résumé on fait comment ?
Bonjour Pépina et tous les autres
Je viens de lire toute la
discussion et j'avoue me sentir moins seul. Je suis PLP stagiaire dans
le 92 et je me rends compte que ce métier n'est pas fait pour moi. Je
me tape ma petite crise d'angoisse chaque mercredi et dimanche soirs
veilles de journées de cours parce qu'en tant que stagiaire je
n'enseigne pour le moment que deux jours par semaine donc je m'imagine
avec le noeud au ventre tous les soirs si j'étais titulaire !
La motivation du début s'est totalement évaporée, et je ne pense qu'à
faire autre chose de ma vie - sans parler de l'IUFM qui est une des
plus grosses blagues de ma vie.
Pépina pourrais-tu me résumer la succession des démarches à faire pour démissionner au plus vite, s'il te plait ?
J'ai pas bien compris ca que tu as écrit (à Fred le 07/09/2007): "
comme je l'explique sur toutes mes notes, une lettre au ministre, sous
couvert du recteur de ton academie, sous couvert de ton cherf d
etablissement" ça veut dire quoi ? qu'il faut écrire au ministre et
envoyer une copie au recteur et au chef d'établissement en même temps ?
Merci de me répondre ! Et merci à tous pour vos témoignages.
réponse à Ju
En tant qu'enseignant, tu as plusieurs hiérarchiques supérieurs (chef d'établissement, recteur, ministre...).
"Sous
couvert" signifie que lorsque tu désires écrire à l'un de ces
supérieurs, tu dois effectivement fournir une copie de ton courrier aux
supérieurs qui se trouvent entre toi et le destinataire du courrier (ex
: si tu veux écrire à ton recteur, tu dois le faire sous couvert du
chaf d'établissement).
La mention sous couvert doit d'ailleurs
apparaître sur le courrier original avec l'identité de toutes les
personnes ayant reçu une copie.
J'en profite également pour
donner des nouvelles de ma future démission, comme me l'a demandé
Pépina : pour l'instant la lettre n'est pas envoyée, j'assure
actuellement mes arrières, à savoir envoyer des candidatures (100
aujourd'hui), souvent spontanées, qui m'ont valu pour le moment une
dizaine de réponses négatives et une convocation demain dans un cabinet
de recrutement où je vais effectuer un entretien et des tests.
A bientôt j'espère pour vous donner une suite qui, je l'espère, me sera favorable
;)
Ju je t'ai envoyé un mail j'espère que tu l'as reçu.
Specialneed je vois que ça avance je te souhaite bon courage et je croise les doigts pour que tu trouves vite un nouveau job!
C'est posté !
(...)
J'ai été mis en arrêt maladie pendant une semaine pour réfléchir.
Après en avoir bien discuté avec mes proches, je suis allé parler de
mon envie ferme de démissionner avec mon tuteur au téléphone puis 'en
vrai'. Nous sommes allé mettre la proviseure de mon lycée au courant,
avec encore une longue discussion mais très humaine et pas du tout
agressive. La proviseure m'a donnée encore deux jours de réflexion et
je suis revenu le surlendemain et pour la dernière fois, au lycée : ma
posiion n'avait pas changé.
On a appelé mon responsable de
formation à l'IUFM pour que je l'avertisse courtoisement de mon départ
- avec encore un long échange pour expliquer ma situation, et j'ai
posté l'après-midi même, ma lettre de démission en trois exemplaires et
à l'adresse du recteur de l'académie : au recteur, au directeur du
centre de l'IUFM où j'étais en formation et à la proviseure du lycée,
avec la mention "copies adressées au directeur du centre et à la
proviseure". Envoi en recommandé avec accusé, de réception bien sûr.
Et voilà...
Après une journée pendant laquelle j'étais très chamboulé par
l'importance du choix fait, je me suis senti le lendemain plus léger et
même si ma situation financière n'est pas au plus haut, une sorte de
poids énorme que je trainais péniblement derrière moi, a disparu.
Merci à tous, merci Pepina.
Les messages des autres(3)
....
ras le bol
JE vais avoir 56 ans, je suis actuellement en arrêt maladie, après une acceptation de mi-temps thérapeutique suivant un congé longue maladie pour un début de cancer, j'ai tenu une semaine, collège centre-ville non favorisé, élèves odieux ... j'ai donc fait une demande de prolongation de congé longue maladie, je suis en attente de passer devant un médecin expert, un psychiâtre ! bien sûr, comme je ne peux plus physiquement et moralement supporter de faire ce métier, je suis bien sûr cinglée, merci l'EN ! voilà comment on me remercie après 34 ans de bons et loyaux services. IL n'est pas dans mon intérêt de démissionner, je ne sais pas si ma demande sera acceptée ... JE peux quand même dire que le bureau de la personne qui s'occupe de mon dossier est envahi par les demandes, car les gens ne tiennent plus le coup ! surtout en fin de carrière... Quand on n'a plus la forme olympique !!!
bon courage Ju!!!
bravo à tous !!
Voilà, nous sommes le 17 décembre, il est
23h14, et dans quelques heures ma directrice de mon établissement va
avoir ma lettre de démission...
Je suis professeur d'éducation
musicale dans une privée, je n'en peux plus de cette grosse machine
qu'est l'Education Nationale...
Je dois signer dans quelques jours un CDI... donc je ne quitte pas tout sans rien...
Je
vais faire une lettre au directeur de l'IUFM de ma région pour qu'il
sache clairement les absurdités de la formation du Capes de musique et
chant choral où je le passe, et j'en ferait peut être parvenir une au
ministre... et pourquoi pas !!
Bien vous !
vincent
Préavis pour les Ma2
Je ne suis non titulaire d'un poste d'éducation musicale (je n'ai pas le CAPES) y a t-il un préavis ? (je suis dans le privé)
merci de votre réponse...
bien à vous
Une de plus
Bonjour à Tous,
j'apporte moi aussi mon témoignage. Je suis PLC 2
cette année et n'aime pas du tout ce que je fais. J'ai donc décidé de
démissioner. J'ai lu tout vos messages qui m'ont bien aidés. On se sent
moins seul!
Donc si j'ai bien compris, lettre au recteur et copies à l'iufm et établissement?
Merci d'avance de vos réponses!
a safi
Bonjour,
je suis actuellement en PE2
toute ma vie, je me suis
orientée vers ce métier. Et maintenant que je suis stagiaire, je me
rends malheureusmenet compte que ça ne me plait pas.je compte les jours
jusqu'aux vacances, je cherche sur internet ce que je pourrais faire
d'autres... Je suis desespérée...
je souhaiterais attendre la fin de
mon année de PE2 et peut-être démissionner, mais j'ai peur de devoir
tout rembourser mon année de stage. Si quelqu'un vit la même chose que
moi, j'aimerais bien un peu d'aide...
merci d'avance
popo
PE2 en abandon de poste
Je suis PE2 à l'IUFM de Livry Gargan (Ac CRETEIL) et au lieu de
partir pour ma 1ère journée de stage massé, ce matin, j'ai décidé de
faire le mort chez moi. L'iUFM qui a essayé de me contacter pour me
rappeller que les élèves m'attendaient, a informé ma femme qu'il
s'agissait d'un abandon de poste et que cela vaudrait un
"Licenciement"...
Pas de surprise jusque là, c'est ce que j'attends depuis 2 mois !!!!
Seule inconnue: les indemnités Assedics.
J'ai
lu en effet sur le site du ministère, qu'un fonctionnaire stagiaire
(quelque soit le corps), pouvait être licencié après la 1ère moitié de
stage, et qu'il avait droit aux indemnités Assedics, sauf en cas de
licenciement pour faute grave. J'ai lu plus loin que la faute grâve est
rarement retenue (à moins de s'être pris physiquement à un élève par
exemple) et qu'un abandon de poste ne pouvait être considéré comme une
faute grave que si l'abandon de poste met en péril
l'entreprise/société... ce qui ne semble pas pouvoir être le cas à
l'Education Nationale ou alors ça elle se serait déjà cassé la figure
depuis longtemps !! (qui a dit "c'est déjà le cas"?)
Bref, à
l'instant je viens de recevoir un appel de la responsable de stage de
l'IUFM qui veut justement me signaler que mon absence a mis le foutoir
dans l'école où j'étais attendu ce matin. Je lui ai répondu que après
avoir été Zil à Saint-Denis en tant que Liste Complémentaire, l'année
dernière, je sais parfaitement que le système a prévu l'absence d'un
prof à la dernière minute et que c'est à l'inspection de
circonscription de règler le problème. La dame m'a demandé ce que
j'attendais, et je lui ai dit: licenciement pour abandon de poste. Elle
a changé de ton et a répondu séchement qu'elle allait préparer les 3
lettres de licenciement...
Après cela, je ne crois pas que mon
départ puisse encore se négocier à l'amiable, mais compte-tenu de ce
que j'ai lu dans vos témoignages, je crois qu'il n'y a pas grand chose
à attendre de l'Educ-Nat... surtout que c'est l'Assedic qui décide qi
elle paye des indemnités ou non !
Conclusion: il ne reste plus qu'à voir ce que décidera l'assedic sur mon cas..
Quelqu'un a-t-il un avis sur la question ?
PS:
bonne chance à toutes celles et ceux qui ont eu le courage de
démissionner/quitter l'éducation nationale !!!! Ce n'est pas un choix
facile à faire mais vous pouvez être sûr d'une chose:
Vous avez fait pris la bonne décision !!
Rien
ne justifie de souffrir à ce point dans son boulot, en s'en prenant
plein la figure pour un salaire de misère, alors qu'il y a plein
d'autres possibilités pour gagner sa vie.
Pour ma part, j'ai 38 ans
et l'IUFM était déjà une reconversion après 13 années comme
cadre-informaticien dans le privé (rien à voir donc)... et je compte
maintenant me mettre à mon compte en ouvrant un commerce avec ma femme
(peut-être un restaurant traiteur asiatique... ma femme est
chinoise)... Nous n'avons pas beaucoup d'argent de réserve, mais il y a
toujours des possibilités d'aides lorsqu'on est chômeur et qu'on crée
son entreprise... Néanmoins, je ne cracherai pas sur les indemnités
assedics si je pouvais les avoir.. (j'ai un enfant aussi à nourrir)
Bonne chance et bonne année à toutes et à tous !
enfin je vous trouve!
Enfin je vous trouve,je croyais être une des rares à ne pas trop être emballée par mon métier!
Professeur
d'EPS depuis 3 ans, je me suis toujours dit que j'avais loupé ma voie.
Nous sommes "des profs de jeu, de ballon". Presqu'aucun parent aux
réunions parents-prof sauf quand on est prof principal...
Les
réflexions des collègues: "toi t'as pas de prep! ah...un prof d'EPS çà
fait aussi des prep?...ah bon il existe une agrégation d'EPS?oui mais
çà doit être plus facile que les agreg des autres matières..."
Les
réflexions des personnes non enseignantes: "les enseignants sont
tranquilles, 20 heures par semaine et tout le temps en vacances!"
Les réflexions des élèves: "l'EPS c'est fait pour jouer et se détendre"
Alors
voilà, désillusion totale et j'en passe encore! Mes profs de lycée: "tu
ne vas pas te rabaisser à faire prof d'EPS avec le niveau que t'as!"
...."te rabaisser". Vive la vision de leur collègue EPS!
Ah oui,
formidable, la mission d'éduquer, de faire du sport aux enfants qui ne
savent plus ce que c'est de faire une roulade avant, qui se plaignent
toutes les 30s d'avoir mal quelque part!
Mais qu'est ce qu'on
souffre de ce manque de reconnaissance. Et qu'est-ce que j'en ai marre
du milieu enseignant qui n'est pas mieux qu'un milieu commercial. Ce
sera à celui qui se rendra le plus intéressant, qui alignera de belles
paroles pour impressionner la galerie!
Et puis toi on t'adresse à peine la parole parce que t'arrives dans ton petit jogging de "loisir"...
Voilà,
de là à démissionner j'y suis pas encore par crainte de faire une
erreur mais j'ai changé 1000 fois d'avis sur le fait de continuer ou
non dans cette branche...
En dispo
Pour te répondre Eps59, j'ai été prof d'eps pendant 2 ans ( plc2
puis un an titulaire )et je me retrouve totalement dans ton
commentaire...Je suis dans ma troisième année de dispo et je ne
regrette pas le moins du monde!
J'enseigne en milieu associatif désormais grâce à un BESS, pas la panacée mais 1000 fois mieux que l'en déjà!
Pour
un ex prof d'eps, pas facile de se reconvertir quand on ne veut plus
enseigner...A ce propos, y a t il d'anciens prof d'eps ou autre qui se
serait reconvertis, prêt à nous raconter leurs parcours?
Comme toi !
Je suis arrivé sur ton blog pas tout à fait par hasard. je suis prof d'arts plastiques depuis dix ans et je n'en peux plus pour les mêmes raisons que toi ! Je n'ai plus la force , plus la motivation... c'est pas mon truc.. J'ai envie de démissionner pour me consacrer pleinement à la peinture... Mais suis je aussi courageux que toi ? En tout cas bravo pour ta décision. (ps: je suis sur canal blog moi aussi et si tu veux voir des peintures de bretagne vient faire un tour... A+
respuesta
matttt: bon courage et je ne peux te souhaiter qu'une chose : prendre la bonne décision pour ton bienêtre :)
Franck je ne sais pas si c'est du courage pour moic 'était de la survie :)je vais de ce pas voir ton blog
Cool
Super,
ça fait de la place pour les autres.
Merci en core de prendre des décisions comme ça.
@ pute !
A VINCENT
Comme je suis rassurée de lire qu'un prof d'éducation musicale
n'accepte pas les conditions de travail qui lui ont été imposées par
l'EN!!!
Je suis prof de "musique"aussi et j'ai l'impression que tous
mes collègues trouvent cela fabuleux... y'en a pas un ou une qui se
plaigne vraiment! A croire que je suis vraiment inapte ou totalement
décalée (ça c'est sur...).
Je vois que tu as trouvé un cdi. Que fais tu exactement? Merci de ta réponse si tu veux bien.
je me sens rassurée de vous lire!
Et oui, je me rends compte que je ne suis pas une exception...J'ai
moi aussi essuyé des déboires dans l'en. Prof stagiaire, j'ai été mutée
à l'autre bout de la France(sans exagérer,plus loin c'est pas
possible); j'étais jeune et insouciante motivée... sauf que j'ai subi
un harcèlement moral de la part de ma conseillère pédagogique, je n'ai
pas réussi à m'en sortir et personne n'a pu m'aider(tout est tu dans
l'e.n. et les plus "faibles" ont peur des plus "forts"). Tout le monde
m'a conseillé de serrer les dents jusqu'à la titularisation,
c'est-à-dire tout endurer.Bilan: tentative de suicide, arrêt
maladie.Aujourd'hui, tout ce que je souhaite au plus profond de
moi,c'est démissionner;et même si ça sera dur car le futur est flou je
tiendrai bon car enfin je pourrai me sentir légère et libérée...
Je
tiens à dire que j'avais déjà travaillé dans divers secteurs pendant
mes études et je n'avais jamais fais face à de telles relations que
dans ce travail.
Loi du silence (nouvelle omerta !)
salut camarades !
oui ça fait du bien, je lis tous vos mails depuis une demie-heure, et fiou, on se sent moins seul ! Gracias Pepina !
Ce
qui me fait penser que nous vivons dans une parfaite loi du silence.
Même quand on en chie, faut fermer sa gueule (au passage, petit coup de
gueule puisqu'on est aussi là pour ça : je suis prof de français, et
j'ai très envie de dire que l'étiquette "parler pointu " me fait CHIER
! je suis une vraie personne ! tous les journalistes, et même les
hommes politiques parlent comme monsieur toutlemonde aujourd'hui mais
les profs, et encore plus les profs de français (derniers dépositaires
de la pureté de la langue on dirait !) doivent "montrer l'exemple",
soupir.).
Je pourrais faire des claquettes devant les élèves que ça
ferait le même effet. Ils se font chier à l'école 80 pour cent du
temps. Soit. Donc changeons le système. Tout le monde souffre de ce
système concentrationnaire (l'un d'entre vous parlait d'un bahut de
3000 élèves, on croit rêver !, injuste (on fait redoubler le gamin qui
travaille mais n'y arrive pas, alors que le petit con qui fait chier et
fout rien va passer parce qu'il a l'âge !), bref absurde (donnez du
sens à vos enseignements qu'ils disaient à l'IUFM, yep...). Qu'ils se
frottent un peu à la vie, la vraie, au lieu d'être dans le formol
qu'est devenue l'école ! et alors après peut-être ils auront envie
d'avoir des outils pour comprendre le monde, et maîtriser leur destin.
Quand je disais ça en ZEP,on me disait : Tu fais le jeu des patrons !
et nous on fait le jeu de qui ? on les garde au maximum pour pas qu'il
y ait une explosion sociale.
En tout cas moi j'en ai marre de faire
le bouffon qui fait pas rire (le pire c'est que certains élèves
regardent le prof de haut, c'est le comble !).Les quelques élèves qui
ont de la gratitude pèsent trop léger face à tous ces regards agressifs
ou indifférents...
Mon problème est maintenant, vous vous en
doutez,le suivant : y a-t-il une vie apres l'Education Nationale ? j'ai
demande une annee de dispo; vais-je aller sur le plateau du Larzac (ne
riez pas, je pense sincèrement que les campagnes sont un endroit à
réinvestir) ?! après 8 ans d'EN, qui vais-je intéresser ? je sais lire,
écrire et parler !! voilà mon bilan de compétences !!
j'attends vos réactions et suggestions.
bises et merci de l'hebergement pepina !
alexandra
Pareil!
Bravo!
Je ne te connais pas mais bravo! Même parcours pour moi,
une maîtrise d'anglais, je passe le CAPES sans trop savoir pourquoi et
surtout sans rien connaître au monde du travail, je me retrouve en
Guyane et là c'est la cata, du coup je viens d'envoyer mon courrier
pour avoir ma 3e année de dispo et je me porte très bien. Totalement
d'accord avec toi sur les convictions ; moi les élèves qui passaient à
l'ancienneté en 4e en Guyane sans savoir lire ni écrire, (disons qu'ils
avaient le niveau CE2) j'en ai vu, et c'est à s'arracher à les cheveux.
J'envisage une formation de plombier, j'ai fait un stage et ça
m'éclate. Malheureusement, je crois que je suis loin d'être le dernier
à quitter l'EN, j'en connais d'autres! Souhaitons leur la même lucidité
que la tienne. Bon vent!
L'EN, j'y retournerai pour rien au monde !!
Comme Pépina m'avait demandé à l'époque de donner de mes nouvelles
lorsque j'évoquais d'aller voir ailleurs que dans l'EN, je prends donc
5 minutes pour le faire puisque sorti du système depuis les vacances de
Noël.
Ancien prof d'économie et gestion, il est vrai que je
présentais l'avantage de détenir une formation comptable qui me permet
de travailler aujourd'hui en cabinet comptable.
Alors qu'est-ce qu'on trouve en dehors de l'EN ? :
-
des gens intéressants qui parlent à l'aide de phrases structurées
(ouah, le pied) un supérieur hiérarchique respectueux et à l'écoute ;
-
des soirées et un week-end totalement libres puisque le boulot reste au
bureau, et croyez-moi, ça fait plus que compenser les vacances
désormais plus courtes ;
- des avantages financiers non
négligeables (une mutuelle 10 fois plus intéressantes que la MGEN, des
tickets restaurants, des chèques cadeaux à Noël, une prime
d'intéressement) et inexistants dans l'EN ;
Bref pour rien au monde je ne repartirai dans ce monde qui désormais de l'extérieur m'apparaît pathétique et grandguignolesque.
C'est trop fort!
Je viens de lire ce que tous vous avez écrit et c'est hallucinant
comme on a tous les mêmes opinions: d'abord on a tous l'impression de
s'être trompés de voie
ensuite c'est la peur du grand saut dans l'inconnu(financier surtout)
C'est
après un grand nombre de recherches infructueuses de témoignages de
profs qui veulent démissionner ou qui l'ont fait(bravo!)que j'ai enfin
trouvé vos témoignages (Pépina merci).
Pour ma part,je suis T1 en maths et je ne vois pas mon avenir dans l'EN.
Mais
je suis comme beaucoup dans l'hésitation à cause de mon avenir
professionnel:j'ai plein d'idées mais le fait de m'être trompée une
fois sème le doute en moi.
En plus, c'est vrai que tant qu'on est
encore dans la "machine" EN, on a pas trop de possibilités de se former
à autre chose (perso je voudrais travailler dans l'environnement, u
moins là je serais utile à quelque chose!)
Le dernier commentaire de specialneeds me fait espérer des jours meilleurs.
Merci à tous et à bientôt pour des nouvelles du front!
Les messages des autres(4)
...
MOI AUSSI
salut,
je suis moi aussi professeur (sciences physiques)et j'ai
lu ton message il y'a quelques mois déjà, lorsque je me posais des
questions. Il est vrai que ça rassure de voir qu'on n'est pas le seul à
se remettre en question.
Depuis, j'ai pris la grande décision: j'ai
demandé ma démission. Sauf qu'on m'a convoquer au rectorat pour voir si
j'étais pas complètement fou! Finalement, ils m'ont filés une dispo
pour convenances personnelles à la place: c'est pas plus mal.
Moi je me suis inscrit à plusieurs MASTER pour l'année prochaine, eh oui, je reprends mes études.
J'ai un entretient la semaine prochaine pour un master de recyclage des déchets nucléaires.
Le petit hic c'est qu'il faudra que je finance moi même, mais bon ça m'arrête pas....
à bientôt
vive la liberté!
Je tombe sur ce blog pas tout à fait par hasard car je suis moi-même sur le point de changer de cap professionnel. On va dire que j'ai tenu 12 ans dans l'EN sans jamais prendre mon pied!Auj la sensation de ne pas être à ma place me rend insupportable l'idée d'être face à un groupe d'élèves.Finalement la vraie conscience et le courage se situent bien là.Ceux qui nous culpabilisent feraient bien de s'interroger sur le sens qu'ils donnent à leurs tâches.Je pense que l'épanouissement personnel peut passer par le travail. Je ne veux pas me faire une raison et me dire: " allez donne toi un coup de pied au C... oups" . L'EN n'est pas une fin en soi. Il existe un univers en dehors lorsqu'on veut bien se donner la peine de poser enfin un trop lourd cartable.Et apprécier ,le corps léger , la conscience en éveil ,d'aller chercher en soi toutes les ressources qu'on avaient juste oubliées. Il faut oser!La peur nous empêche parfois d'avancer et pourtant c'est bien le signe qu'on est dans la vie! C'est l'inertie qui nous enterre et moi je ne veux pas mourir de mon vivant!Voilà c'est dit. Bonne chance à tous et viva la vista!
La meuf du CDI vous salue bien
Chers futurs ex-collègues, compagnons de convictions, comme il est
rassurant de vous lire ! Moi je suis "la meuf du CDI", une sorte de
dame pipi de la culture... de la confiture à des cochons. Je suis tout
simplement écoeurée de mon métier. A l'IUFM, on nous avait fait croire
qu'on pourrait faire de belles et grandes choses, qu'on serait les
Zorro des cités, qu'on pourrait passionner les jeunes des cités à coup
de littérature, d'expositions, de débats enflammés... On nous disait
"passeurs de culture" et moi, la seule chose que je me retrouve à
passer, c'est plutôt le balais. Je n'ai pas envie de me battre à
longueur de temps contre des gamins qui n'ont que faire de votre aide,
de vos conseils, des élèves de 6ème qui vous rient au nez quand vous
essayez de leur apprendre à utiliser CORRECTEMENT internet, sous
prétexte que c'est leur génération, on n'a rien à leur apprendre, ils
baignent dedans. Ils se noient dedans.
Alors juste essayer
quelques principes d'éducation : ne pas mettre ses pieds sur le
fauteuil, dire bonjour à la dame, merci, aurevoir, avoir la politesse
de raconter ses potins à voix basse et de faire semblant de travailler
quand la meuf du CDI arrive...
Papa-maman vont gronder leur fi-fille
quand elle leur dira qu'elle ne veut plus aller à l'école. Et les
mauvaises langues, celles qui bavent sur les profs, baveront une fois
de plus sans doute. Je n'ai pas souvenir d'avoir passé un CAPES
Super-Educator...
Mais c'est comment la vie après l'EN ? C'est bon à quoi un prof dans la vraie vie ?
suffoqué
Alors là, je suis suffoqué de vous lire, mais au sens positif du
terme. Je ne sais pas si ça me rassure de constater que je ne suis pas
seul à ressentir un malaise évident, perceptible, palpable, il suffit
de mettre les pieds dans une salle des profs où que ce soit (le privé,
c'est peut-être différent?)pour s'en rendre compte.
Je ne sais pas
si c'est le paradis dans le secteur privé (hors éducation j'entends),
si les directeurs des ressources humaines et les supérieurs
hierarchiques y sont tous respectueux et humains, mais moi il y a un
truc qui me chiffonne, c'est la pensée que notre ras-le-bol est voulu,
organisé.
On essaie de nous dégoûter, j'ai comme l'impression que
les réductions de fonctionnaires se font d'elles-mêmes, une
auto-régulation, lancinante désagrégation du système entier.....
Une fois que tout sera bien pourri, l'EN sera privatisée, et que restera-t-il?
C'est
écoeurant ce qui se passe, moi ça me fait très peur de quitter le
navire, parce que c'est le capitaine qui fait lui même des trous dans
la coque!
suffoqué
Alors là, je suis suffoqué de vous lire, mais au sens positif du
terme. Je ne sais pas si ça me rassure de constater que je ne suis pas
seul à ressentir un malaise évident, perceptible, palpable, il suffit
de mettre les pieds dans une salle des profs où que ce soit (le privé,
c'est peut-être différent?)pour s'en rendre compte.
Je ne sais pas
si c'est le paradis dans le secteur privé (hors éducation j'entends),
si les directeurs des ressources humaines et les supérieurs
hierarchiques y sont tous respectueux et humains, mais moi il y a un
truc qui me chiffonne, c'est la pensée que notre ras-le-bol est voulu,
organisé.
On essaie de nous dégoûter, j'ai comme l'impression que
les réductions de fonctionnaires se font d'elles-mêmes, une
auto-régulation, lancinante désagrégation du système entier.....
Une fois que tout sera bien pourri, l'EN sera privatisée, et que restera-t-il?
C'est
écoeurant ce qui se passe, moi ça me fait très peur de quitter le
navire, parce que c'est le capitaine qui fait lui même des trous dans
la coque!
merci merci merci merci.
Pourquoi?
Parce que ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à préférer le libre arbitre au devoir d'obéissance.
Je
viens d'obtenir le CAPES d'Anglais (que j'avais tenté pour "faire
plaisir" à mes parents, inquiets pour mon avenir, alors que je rêve de
devenir traductrice dans l'audiovisuel) et alors que tout le monde se
réjouit pour moi, je vois tout mes rêves s'écrouler. J'ai donc lancé
une recherche google "démissionner de l'éducation nationale" et je suis
arrivée ici. Je comprends ce que tu veux dire quand tu parles de
"compromission", d'être "cohérent avec soi-même".
Alors voilà, j'espère de tout coeur qu'à l'heure qu'il est, tu es EXACTEMENT LA OU TU VOULAIS ETRE.
Bonne continuation...
Bon, je viens de lire tous les commentaires et bizarrement, ça fait un bien fou de constater qu'on n'est pas seul!
1er
constat: la fameuse rétention d'informations. J'ai retourné tous les
sites internet possibles et imaginables (iufm, rectorat, EN....) pour
trouver les infos concernant la démission: rien. Juste les rumeurs,
on-dits et autres amis d'amis qui ont pris une année de dispo...
2ème constat: que faire après l'EN? Il y a TOUJOURS une solution, voire plusieurs.
Alors
oui, c'est dur d'expliquer à ses proches qu'on veut démissionner, après
avoir galéré pour en arriver là, sachant que des milliers de personnes
auraient aimé être à notre place. Oui l'EN c'est la sécurité de
l'emploi, oui l'EN c'est plus de 5 semaines de vacances par an, mais à
quel prix?
Etre dans un établissement "sensible" c'est déjà pas
facile, mais quand on rentre le soir chez soi, qu'on habite une ville
qu'on n'a pas choisie, et qu'on a été muté à plusieurs centaines de km
de ses amis et sa famille, qu'on n'a même pas la possibilité de se
changer les idées en allant boire un verre avec ses potes, que c'est
pas avec un salaire de prof qu'on peut régulièrement "rentrer au pays"
voir ses proches, et que le rapprochement de conjoint n'est possible
que si le conjoint est fonctionnaire et qu'on est pacsés depuis au
moins 30 ans (bof, c'est pas si grave, un conjoint on en trouvera un
autre là où on est muté hein...), et bien oui, la sécurité de l'emploi
pèse léger et on en a ras-le-bol.
Je suis à fond pour le service public.... Mais pas dans ces conditions là.
"Le mouvement du personnel"... C'est bon, on n'est pas des moutons en pleine transhumance!
"Le devoir d'obéissance".... Si j'avais su, j'aurais fait l'armée!
"La mission d'éducation"... Mouarf! No comment!
Alors voilà, je souhaite bon courage à tous ceux qui prennent cette décision.
PLC2, bis
Je vais pas innover, mais ça fait presque plaisir de lire tous ces commentaires et de se sentir moins seule...
Pour
ma part, j'ai passé le capes d'anglais en 2007, sans vraiment le
bosser, mais je l'ai eu... Tout le monde était contente pour moi, sauf
moi, car je savais qu'étant mal classée (ben oui, j'avais pas vraiment
bossé), j'allais être déportée à l'autre bout du pays... 900 km... et
oui, ca fait mal, tres mal, de débarquer avec une valise et un sac à
dos dans une région où on ne connait personne, dans un mini bled où les
gens sont aussi accueillants que des portes de prison, de passer dix
jours à l'hotel avant de trouver un appart, de n'avoir rien dans sa
seule et unique valise pour faire des cours qui sortiraient de
l'ordinaire du manuel...
Une mini ville pourrie, un college
affreux, une region monstrueuse, loin de tout, de tous, un IUFM... no
comment, des collègues fantômes et une CP... vous voyez la maratre de
Blanche neige? Ouais, aussi sympa... Sans compter un chef
d'etablissement qui faisait tout pout etouffer les problemes, pour que
ca remonte pas au rectorat, etc.
Et les eleves... comment
voulez-vous faire cours d'anglais à 30 eleves de 4e? sans compter
l'hyperactif et la peste qui insultait... ou la folle-dingue en 3e...
Et dure que les stagiaires sont sensés ne pas avoir des classes connues
pour etre difficiles ou des classes nombreuses... (ou comment vous
degouter des le debut)
J'ai fait ce que j'ai pu, honnetement, malgré tout ce que j'ai pu entendre dire.
J'ai
passé mon année de stage à pleurer, déprimer, subir mes deux classes et
les critiques. M'ennuyer ferme, ne jamais sortir pour se changer les
idées et impossible de rentrer 'chez moi', plus de dix heures de train
et travaillant le samedi matin... (8h de cours/semaine, dont 4 heures
le samedi matin)
5 arrets maladie, me permettant de retourner chez
moi, au soleil, me changer les idees. Puis repartir, crise d'angoisse,
de larmes, medocs.
Finir par ne plus se battre.
Mais je me
rattachais à bien peu... les stagiaires en renouvellement étaient
autorisés à changer d'academie... alors je me disais qu'a 900 km plus
au sud, chez moi, pres de mes amis, ma famille, mon cher et tendre, ça
irait mieux...
Je me suis gentilment laissée couler...
Et puis,
coup de massue fin juin... J'apprends que les regles du jeu ont changé.
Changement d'academie pour 2e année de stage, impossible. J'ai
téléphone au ministere, au snes... on m'a dit de faire des lettres, de
tenter, que je recevrais forcement une reponse... J'ai même envoyé une
lettre d'un psy... et non, je dois retourner là-bas... "Sans
méconnaître vos raisons, je ne peux... bla bla bla"
J'y retourne.
Je pars dans une semaine. De nouveau avec une valise, un sac.
J'etais
en college, j'espere etre en lycée, et j'espere etre dans la grande
ville de la region, pas un bled, pitié, sinon, je ne reponds de plus
rien... Avant les reboublants etaient prioritaires sur les
affectations... est-ce tjrs le cas? Vu que les regles du jeu changent
sans arret...
Les arrets maladie quand on est PLC2, on a droit à 36
jours, sinon le stage est prolongé d'office... et si au bout de la 2e
année on n'est pas titularisé, on a droit à un an d'assedics.
Je n'y crois plus depuis bien longtemps, mais je pars quand même, pour cette année bis... essayer...
merci !
Bonjour ! Quel soulagement de lire tous ces commentaires plus ou moins récents... toujours d'actualité !
Je
vis un grand moment de doute aussi, je suis stagiaire en Biotech (lycée
technologique) et je dois reNouveler mon stage... mais à l'heure
actuelle, soit la rentrée R-10 jours, je ne sais pas si je rempile pour
l'EN !
Les raisons de cette non-titularisation ne sont pas
claires (visites et divers avis favorables au cours de l'année)... J'ai
fait une demande de recours à titre gracieux auprès du recteur de
l'académie (en attente, pour longtemps, je crois !)
Il est vrai
que cette année, je ne me suis pas toujours sentie à l'aise dans mes
baskets... (ma tutrice m'a quasiment fait du harcèlement moral, et a
bien du me descendre devant l'inspecteur !)
En gros, j'attendais la titularisation pour être plus libre et me dégager du carcans de formation... quel dommage Mme Chambier !
Après
la grande "transhumance" que constitue le mouvement, j'ai appris, sans
surprise (71 pts maxi) que j'étais mutée dans le 92...
J'ai pris sur moi !
Mon
copain à cherché et trouvé du boulot là-bas pour ne pas me laisser
déprimer seul dans une chambre de bonne au 9è étage sans ascenseur !
Bref !
Quand
en juillet, on m'apprend que je dois refaire le stage dans l'académie
d'origine (Bordeaux), c'est la bérésina ! - les vacances s'annoncent
moins sympas que prévu !
Après de multiples démarches sur
lesquelles je jette un voile pudique, le ministère accepte que mon
stage se déroule à Créteil (pour rejoindre mon conjoint, qui voulait me
suivre ! - ceci a beaucoup fait rire mes amis !)
A la date
d'aujourd'hui, je ne sais pas encore où je vais être affectée, je n'ai
pas de logement, pas d'Internet, pas encore déménagé de Bordeaux, c'est
donc un peu la crise !
Les grandes vacances et les moments de
réflexion sur moi-même n'aident pas à se motiver pour partir quasiment
à l'inconnu, plaquer sa région, ses amis, son T3 refait à neuf (pour un
studio pourri) - et ce, pour une durée indéterminée !
Je ne me
sens plus l'envie d'enseigner... J'ai eu un très bon relationnel avec
mes élèves, sans doute un peu trop laxiste avec eux parfois, mais ce
n'a pas été ça le problème !
j'en ai marre d'être le pion qu'on
traîne à droite à gauche, j'ai pas envie de ma retaper un an de
masturbation intellectuelle à l'IUFM !
Je ne veux pas passé des
jours à préparer un cours que mon futur tuteur va casser car j'ai pas
bien cerné l'intérêt pédagogique de la séance !
Aussi j'envisage sérieusement de ne pas me présenter le jour de la rentrée...
Je n'ai pas trop de sécurité financière, et les commentaires des gens me fait appréhender ma décision...
j'ai
28 ans, après un master pro en biotech, et des galères pour trouver un
boulot, je me suis finalement lancée dans les concours en désespoir de
cause...
les gens vont dire : "Après les difficultés pour avoir le
CAPET, tu peux pas faire ça !!!" ou encore "Va bien falloir que tu
bosses un jour !"
Je suis d'accord, les gens idéalisent le public et l'enseignement en général... La planque quoi !
Et
c'est vrai que ça me fait peur de me relancer dans un nouveau projet
(je voudrais tenter le DNO : diplôme national d'oenologie).
Mais
ce qui est véritable, c'est qu'à l'idée de recommencer une année, de
galère en IDF, j'en dors mal la nuit et je pleure comme une madeleine...
Je
sais pas encore si je lâche tout, tout dessuite ou pas... Quand
j'envisage l'idée de ne pas être là, à la grand messe de rentrée des
stagiaires, j'ai des frissons de joie et du baume au cœur, peut-être
que je préfère l'incertitude et l'insécurité que la certitude d'en
chier...
Merci de m'avoir lue, moi ça me soulage d'avoir écrit !
chers tous
je continue à être étonnée du monde qui arrive sur mon blog autour
de la démission! je ne peux que vous souhaîter bon courage dans vos
démarches que ce soit pour rester ou partir...
Et je ne peux que
vous inviter à revenir pour nous donner des nouvelles afin de continuer
à lutter contre la desinformation qui règne sur la démission à l'EN.
Quand j'ai pris la décision de démissionné ça n'a pas été que de la
joie, au début il y eut surtout des pleurs, de la peur, du " et si je
me plante?" "et si je regrette?"...
bref ça n'est pas rose, et
plus d'un an après parfois je me demande si j'ai eu raison, et puis
très vite je me dis oui :) Même si la reconversion n'est pas toujours
facile.
Mais pour moi il est essentiel de ne pas céder à la peur, à cet horrible argument de la "sécurité de l'emploi".
Enfin bon courage à tous!!
ça fait du bien!
La lecture de tous ces témoignages m'a remonté le moral que j'avais
au plus bas en rentrant ce soir chez moi. J'ai passé le concours de
prof des écoles il y a deux ans, sans conviction, mais en l'ayant du
premier coup... J'ai passé une année horrible à l'IUFM en ne me sentant
pas à ma place du tout. J'ai été renouvellée et finalement titularisée
en juin dernier. Je suis donc maintenant T1 mait je ne me retrouve
toujours pas dans ce boulot. J'aiun très bon contact avec les élèves
(maternelle) mais je me sens étrangère dans l'école, en décalage avec
les autres profs qui ont l'air à fond dedans et qui ont l'air d'adorer
ce qu'ils font.
Le problème quand tu es instit c'est que tu
n'as pas le droit de te plaindre et de vouloir changer de métier. C'est
tellemnt "géniale" d'être prof, c'est un "beau métier".... voilà ce que
j'entend quand j'ose me plaindre de mon boulot. Nous sommes mal vu par
beaucoup de gens qui ne connaissent pas le métier mais qui se
permettent de nous rabattre le caquet.
Lire tous vos témoignage
m'encourage dans ce qui me trotte dans la tête depuis longtemps; la
démission. Mais j'aurais aimé quelque chose de moins radicale. J'ai cru
comprendre dans plusieurs témoignages qu'il était possible de se mettre
en disponibilité plusieurs années. Qu'est-ce que ça signifie
exactement? Combien de temps peut on rester en disponibilité?
Merci pour vos réponses et merci pour ce blog!Il m'a vraiment remonté le moral!
Merci Pepina et les autres.
To "craque" now or not to "craque" now (so will "craque" later)
AAAAHHHHHH, j'en ai marre ! Je veux partir.
Mon parcours à
l'éducation nationale a été très long et compliqué (Maître Auxiliaire,
chômeur, reprise d'études, surveillant, vacataire, contractuel,
stagiaire puis titulaire). Je suis prof d'Economie et gestion. J'ai
fait tous les niveaux depuis CAP jusqu'à BTS (CAP, BEP, Bac Pro,
seconde, première, terminale, BTS...).
La particularité des
profs d'éco-gestion ? La pluri compétence... J'ai enseigné : l'économie
générale, l'économie d'entreprise, le droit, la comptabilité, le
commerce et le marketing, le management, la communication,
l'informatique de gestion et de communication, le droit immobilier, etc
(on m'a même fait faire de l'art appliqué !!!).
J'ai commencé à enseigner à 21 ans, puis j'ai arrêté, repris... J'ai 39 ans et je n'en peux plus.
Marre
de ce système horrible : 44 étudiants par classe ! Marre de pouvoir
enseigner sur tous les BTS tertiaires. Marre de découvrir que je vais
devoir enseigner la "communication et le management interculturel", je
ne sais pas ce que c'est. Marre de devoir faire l'apologie de
l'entreprise, du chiffre d'affaires, du marketing, de l'exportation, de
la balance commercial.
Marre de répéter 10 fois la même chose
pour être sûr d'avoir été entendu. Marre de voir des élèves et/ou
étudiants amorphes et parfois analphabètes en terminale.
Marre
de voir comment on rectifie les notes du bac pour passer les 80 % de
réussite alors que certains élèves ne savent qu'à peine lire.
Marre
de voir les parents râler parce que leur petit chéri qui mettait les
pieds sur la table s'est fait un peu disputé (gentiment quand même).
Marre de devoir demander des efforts à des gens suréquipés de lecteurs
MP3, téléphones portables, ceintures Dolce et Gabbana et qui semblent
faire de la pub pour le dernier gel de L'Oréal et qui répondent par
"ouais, chai pô". (Génération L'Oréal, c'est pas génial).
Marre des inspecteurs qui sont d'une nullité absolue, des Proviseurs, lèche bottes du pouvoir central.
Marre de bosser 12 heures par jour et d'entendre les gens me dire : "T'es prof, tu dois pas en faire lourd".
Marre de voir des gens péter les plombs parmi les collègues car ils n'en peuvent plus et que ce métier est hyper névrosant.
Marre de travailler plus, dans des conditions de plus en plus difficiles pour gagner moins.
Marre
d'avoir bac + 5, de m'occuper d'étudiants de BTS et d'élèves de
termi(NULLE)-nale, d'avoir 15 ans d'expérience professionnelle pour
gagner 1800 euros par mois (ni 13ème mois, ni quoi que ce soit
d'avantages : chèque déjeuners ? Non).
Marre d'enrichir la MGEN (mutuelle des profs, au coût exorbitant).
Marre de l'omerta sur les difficultés horribles et énormes de ce métier.
Je
voudrais vraiment partir. Quand on parle aux collègues, bon nombre (la
majorité, sans doute) semblent en avoir par dessus la tête.
Alors, partir, oui et vite. Mais que faire ? C'est alors que tout le monde (ou presque !) reste en attendant la dépression.
David.
Les messages des autres(5)
Et une de plus...
... à vouloir démissionner.
Je suis professeur des écoles et
j'entame (seulement) ma deuxième année. Ma PE2 a été très difficile car
j'ai été confrontée à des élèves insupportables et une directrice qui
était à la limite du harcèlement moral. J'ai tenu le coup en me disant
qu'en débutant on a toujours des difficultés à tenir les élèves et que
tout la directrice était une exception.
Ma première année a été
plus tranquille. Mais il y avait des doutes: j'ai passé mon temps à
travailler ou à dormir! J'aimais être avec les enfants mais je ne
sentais pas de passion pour enseigner.
La nouvelle année
commence sans poste: j'attends dans une école où je n'ai aucune
obligation si ce n'est attendre. Cool me direz-vous? Je suis tombée
dans la même ville où j'ai eu mon année si difficile, avec la
possibilité de retourner dans l'école et en tout cas de me confronter
au même type d'élèves. J'ai tenu une journée stressante au possible et
j'ai fait une rechute en dépression (dont j'essaye de me sortir pour de
bon depuis 6 ans). Je suis donc en arrêt jusqu'à lundi, voire plus
suivant mon état.
Bref,le système, l'organisation de
l'Education Nationale m'exaspère: je ne suis pas encore sûre que le
métier en lui-même me déplaise complètement mais toutes les contraintes
autour du métier sont étouffantes. Entre les disponibilités qui peuvent
être refusées, la démission et ses 4 mois de préavis (pour les PE en
tout cas), je me sens prisonnière!!!
Merci en tout cas de nous
faire partager ton expérience et merci de nous faire aussi partager
tous les témoignages. On est plus fort quand on se sent moins seul!
Fanny
Côté pratique
bonjour
alors comme tous et toutes ici, je pense sérieusement à la démission.
stagiaire en lycée l'année dernière; en collège à 300km de chez moi depuis quelques jours...
tout va bien avec les élèves, et les nouveaux collègues. Seulement, je sais au fond de moi que je ne suis pas faite pour ça.
Donc question pratique, et "bête"; comment fait - on concrétement pour démissionner ? Y a t il un temps de réponse de l'EN ?
Et
autre problème: avec un CAPES d'anglais, je ne vois pas trop quoi faire
d'autre (ayant toujours voulu être prof!)... Et j'ai vraiment besoin
d'un revenu régulier.
Merci pour vos éventuelles réponses
(aouvej@hotmail.com)
Encore une pour rejoindre le club
Bonjour,
Tout d'abord merci à l'initiatrice de ce blog.
Je
viens de lire tous les messages, c'est à la fois rassurant et
déculpabilisant de se dire qu'on est pas la seule à être devenue prof
sans être pleinement convaincu de la pertinence du choix, de se rendre
compte que ce n'est pas le bon. Mais c'est aussi inquiétant de voir
tant de mal être.
Voici mon expérience de la jungle Education nationale.
Je
suis PLP2 lettres anglais depuis 97 après une maîtrise d'anglais.
Ironie, j'ai fait des études d'anglais pour pouvoir parler anglais, au
final l'enseignement n'est pas vraiment le meilleur moyen de pouvoir
vraiment parler anglais.
Ma 1ère année fut plutôt brutale et même si
j'ai tenu le coup, je n'ai pas pu réparer les dégâts intérieurs.
Ensuite pendant 5 ans j'ai été TZR, autrement dit bouche-trou de l'EN.
Comme le dit Fanny c'est tout sauf cool, et à long terme c'est usant et
démotivant).
Automne 2004 : arrêt maladie qui va se prolonger
(maintenant je traîne ce boulet de l'arrêt longue maladie, j'ai
l'impression que c'est pire que si j'avais piqué dans la caisse !).
J'ai songé alors à démissionner (très intéressant de prononcer ce mot
devant le syndicat, même effet que Voldemort dans Harry Potter), je ne
l'ai pas fait, peur de tout lâcher, sans soutien financier derrière et
avec la nette sensation que mes diplômes n'allaient pas intéresser
grand monde.
J'ai cru trouver la solution miracle : le poste de
réadaptation, 1 an de préparation aux concours à l'IPAG (ingurgitation
de droit, économie, finance...,intense mais intéressant) puis 2ans avec
mise en situation professionnelle pour obtenir un concours. Soyons
honnête, cela semblait être le plan sécurisant. Mais en cas d'échec
c'est retour à la case prof (scénario totalement inenvisageable pour
moi).
J'entame ma dernière année. Depuis 2 ans je fouille internet
pour trouver toutes les infos sur les concours (et là encore, la
fonction publique ne brille pas par sa simplicité et sa transparence
mais je suis devenue plutôt calée dans ce domaine) et je suis le nez
dans mes cours pour préparer les concours qui m'intéressent.
Malheureusement pour moi, je n'ai pas réussi à décrocher la queue du
Mickey. En moyenne il y a 5% de réussite aux concours et pour certains
concours (notamment les concours ITRF - postes dans l'enseignement
supérieur-) les postes sont plus ou moins cooptés, on se déplace donc à
nos frais pour la forme.
Quant à la mise en situation, ce n'est pas
triste. En juin 2007, j'ai réussi non sans mal à trouver une place dans
une université se trouvant dans une autre académie que mon académie de
rattachement. Le service gérant mon dossier étant en pleine
restructuration, je n'avais aucun soutien, ce qui a fait dire au
médecin du travail que j'étais une "victime collatérale de l'éclatement
du service", charmant.
L'année à la fac s'est bien passée, travail
intéressant, supérieur satisfait de mes services , mais en juin le
rectorat a absolument voulu que je revienne dans l'académie pour des
raisons obscures. Donc redéménagement (j'ai opté pour la solution
résidence étudiante depuis 2 ans, pas de meubles à bouger, mais pas de
chez-soi non plus). Le hic c'est que j'attends toujours mon affectation
tout en préparant des concours. J'ai 3 oraux ce mois-ci pour des postes
qui m'intéressent Malgrè tout mon investissement, je ne suis même pas
sûre d'avoir encore envie de réussir un concours et de rester dans la
fonction publique. Le grand bond vers l'inconnu m'effraie toujours,
néanmoins la sensation d'être enfermée dans un carcan est de plus en
plus pesante et le désir de liberté et l'envie de reprendre la main
sont de plus en plus fort.
Meme combat !
Bonjour a tous !
J'ai l'impression en ecrivant ce message de
rejoindre un cercle qui ne cesse de s'agrandir, celui des ex (ou
presque) profs en detresse mais pas sans ressource !! C'est avec
beaucoup de plaisir que je m'intronise moi-meme membre de votre clan
secret anti-EN !! Et je me sens beaucoup d'affinites avec Kryzel, je
m'explique: j'etais l'an dernier prof stagiaire PLP anglais-lettres.
Annee horrible, a cote le martyre de princesse Sarah c'est de la
rigolade... d'ailleurs si vous vous souvenez de la megere qui dirigeait
l'orphelinat, vous avez une idee assez precise de ce a quoi ressemblait
ma proviseure... Plus serieusement, j'ai moi aussi subi une forme de
harcelement moral (je n'habitais pas a proximite de l'etablissement et
on me l'a fait payer toute l'annee, bien que je n'ai jamais ete en
retard), j'ai eu une tutrice fantome, mon formateur IUFM ne m'aimait
pas car j'avais deja enseigne a l'etranger (j'ai une maitrise de FLE)
et que j'avais ose croire, en debut d'annee, qu'il s'agissait d'une
formation professionnalisante et non de seances collectives
d'abetissement (le stagiaire est considere comme une gamin quel que
soit son age et quelle que soit son experience), voire de formation au
lechage de bottes qui m'a l'air d'etre une dimension incontournable
dans l'EN. J'ai cru (quelle naivete !!!) qu'il etait permis de donner
son avis, en toute bonne foi, alors que non, il faut au contraire
s'ecraser, s'aplatir et si possible faire reluire les bottes des
formateurs qui s'en mettent plein les poches en ne foutant rien, et en
emmerdant les stagiaires avec leurs pretendus savoirs et savoir-faire !
Une bande de nuls repugants et inamovibles, intouchables.
Bref, j'ai
envoye ma demission peu de temps apres que j'aie su qu'on me faisait
redoubler (redoubler !!! le comble pour un prof, non ??) dans la meme
acedemie, comme certains d'entre vous non seulement je n'ai pas ete
titularisee mais en plus on ne m'a pas permis de changer d'academie,
une nouvelle directive de l'EN en ce qui concerne les stagiaires
redoublants. Je tiens d'un syndicat national qu'il n'y a jamais eu
autant de redoublements de stagiaires que depuis ces dernieres annees,
et 2007-2008 a ete une hecatombe... J'ai envoye ma lettre au rectorat
fin aout (de toute facon avant cela il n'y aurait eu personne dans les
bureaux pour la receptionner !) des que j'ai su mon affectation, je les
ai prevenus par tel de ma demission et ne me suis pas presentee le jour
de la rentree. Qu'ils considerent cela comme un abandon de poste ou
pas, maintenant je n'en ai strictement plus rien a faire, de toute
facon ca ne change rien. Je suis soulagee de ne pas "y" etre retournee,
mes eleves de l'an dernier et les representants de cette noble
institution m'ont fait vivre un enfer, sans parler de la non-formation
de l'IUFM et de l'hypocrisie qui regne a tous les etages...
Bon
courage a tous ceux qui revent de faire le grand saut. Les mois qui
viennent seront faits d'incertitude mais aussi de liberte et de
reflexion. La vie est trop courte pour se laisser contraindre.
PS: merci a Pepina pour cet espace de discussion et de liberte !
bonjour
Bonjour à tous,
Je viens pour donner des nouvelles car ça y est
j'ai démissionné et oui je suis effectivement d'accord: il faut
remercier Pepina pour cet espace de discussion. J'y ai trouvé un
réconfort tout au long de mon cheminement personnel qui m'a conduit à
la démission de mon poste de stagiaire en Espagnol. Car c'est dur quand
on doit affronter notre entourage qui ne comprend pas que l'on veuille
abandonner " un aussi bon métier" et avoir l'impression de foutre sa
vie en l'air et de décevoir tout le monde. En plus, je suis issue d'un
milieu assez modeste et je culpabilisais beaucoup de décevoir mes
parents qui étaient si fiers. Mais après une psychothérapie efficace,
j'ai compris que je devais faire un choix pour moi seule. Je comprends
Pepina quand elle dit que c'était vital pour elle de démissionner car
pour moi c'était pareil.
Sur les conseils du snes, j'ai d'abord fait
une demande de changement d'Académie auprès du ministère pour mon stage
pour me rapprocher de mon conjoint salarié, mais ma demande a été
refusée et je ne pouvais absolument pas retourner dans cet iufm à
l'autre bout de la France. Et même, ce refus, ça m'a rassurée car ce
métier ailleurs ou ici n'est pas fait pour moi j'en suis sûre.
J'ai
donc envoyé ma lettre de démission(dans laquelle je spécifiais ne pas
pouvoir assurer la rentrée) vers le 10 août, le Rectorat m'a envoyé une
lettre me demandant de confirmer ma décision vers le 20 et j'ai reçu
l'arrêté fixant ma démission au 1er septembre vendredi dernier.
Je
ne suis pas soulagée autant que je l'aurais espéré mais je sais qu'il
n'y avait pas d'autre choix pour moi. Le futur est encore flou mais j'y
crois: je me lance dans un Master professionnel qui m'intéresse
beaucoup. J'ai la chance que mon conjoint travaille et me soutienne
dans mon choix, c'est important.
Je voudrais ajouter que pour ma
part le snes m'a apporté beaucoup de soutien(même s'il ne m'a pas
encouragée à démissionner bien sûr, il m'a aidée à creuser toutes les
pistes et à ne rien regretter).
Je souhaite bon courage à tous
ceux qui font le bon choix pour eux: rester ou partir, il faut être sûr
d'être en accord avec soi-même.
Merci encore à Pepina et à tous les témoignages.
Le courage ?
Cette page fait un bien fou à lire !
Stagiaire PLC2 avec à peine 3h de cours à mon actif, je pense déja à partir...
L'EN est vraiment un conglomérat de n'importe quoi, un ramassis d'incohérence...
Le
niveau des gosses est DEPLORABLE (je suis en collège APV-RAR), on ne
peut rien en tirer, et Dieu sait si je n'ai aucune haine envers les
petits. Ils sont les 1eres victimes du système...
Par chance je suis jeune (22 ans), je pense pouvoir me reconvertir...Mais est-ce que je vois juste ?
Mais je pense encore attendre quelques temps, histoire de mettre de l'argent de côté.
En tout cas chapeau pour ceux qui ont osé le faire.
"Ils l'ont fait car ils ne savaient pas que c'était impossible", comme a dit Mark Twain...
Le courage ?
Cette page fait un bien fou à lire !
Stagiaire PLC2 avec à peine 3h de cours à mon actif, je pense déja à partir...
L'EN est vraiment un conglomérat de n'importe quoi, un ramassis d'incohérence...
Le
niveau des gosses est DEPLORABLE (je suis en collège APV-RAR), on ne
peut rien en tirer, et Dieu sait si je n'ai aucune haine envers les
petits. Ils sont les 1eres victimes du système...
Par chance je suis jeune (22 ans), je pense pouvoir me reconvertir...Mais est-ce que je vois juste ?
Mais je pense encore attendre quelques temps, histoire de mettre de l'argent de côté.
En tout cas chapeau pour ceux qui ont osé le faire.
"Ils l'ont fait car ils ne savaient pas que c'était impossible", comme a dit Mark Twain...
Mensonge?
Bonjour à tous,
J'écris ce message car je suis un peu dans la
même situation que vous. Je suis PLC2 anglais redoublant et j'ai donné
ma démission ce matin même. Je dois voir le proviseur demain matin pour
reparler de cela. Cela fait de long mois que je pensais à démissionner
mais je n'osais pas le faire car des amis de ma promotion me disait que
démissionner de l'éducation nationale entraînait automatiquement
l'exclusion définitive de toute la fonction publique. En bref, j'aavais
peur de me priver d'autres débouchés. Il y en aurait-il parmi vous qui
pourraient me dire s'il s'agit d'une rumeur ou d'une procédure bien
réelle?
Merci
P.S: Même si cela est vrai, je ne reviendrai pas sur ma décision. (Seulement, il est bon de savoir à quoi s'attendre)
Michel
je pense que c'est une rumeur. J'en suis même sûre parce que mon annéee iufm j'étais avec quelqu'un qui avait démissionné pour faire sa vie à l'étranger et qui aujourd'hui recommençait tout.. donc ou c'est une rumeur ou il est passé inaperçu :D
Dispo?
Bravo pour ce site qui abandonne la langue de bois et les masques
sociaux! Je ne rajouterais pas de commentaires / difficultés du
métier... Cela fait 12 ans que je "tiens" (dans le primaire): n'est-ce
pas une horrible expression? Ne voulant pas regarder la vérité en face
(marre de ce boulot!), je me suis fait de belles insomnies, une
dépression d'un an... Puis j'ai essayé d'être raisonnable (!):
"sécurité de l'emploi...vacances...horaires pratiques pour les
enfants...". Mais la vérité profonde est la + forte: une lame de fond
plus forte que la "raison" a fait que je n'ai pas fait cette rentrée.
Je suis en arrêt maladie. J'ai bcp culpabilisé au début, mais
maintenant je me dit que ce temps est pour moi, pour situer mes vraies
envies: travailler dans le domaine du livre... A affiner. Perso, je
trouve la démission un peu brutale: quelqu'un a t il des infos sur la
dispo? Quels sont les délais pour l'obtenir si on projette de
travailler dans un autre secteur? Je suis en période de transition et
vous tiendrais au courant! Merci encore!
Lilith
J'ai déjà commencé à chercher autre chose...
alors que je suis en arrêt! Honte sur moi! Mais c'est vrai que je ne
peux pas démissioner sans avoir autre chose sous la main. Seul hic:
j'ai deux entretiens la semaine prochaine, et si j'étais intéressée par
un des 2 postes offerts, je devrai certainement me battre pour quitter
l'EN le + rapidement possible (en admettant que mes employeurs
acceptent d'attendre...). ^^
Bon courage à tous ceux qui vivent
la même chose. Pour info: je suis prof de langues, et il y A une voie
de sortie (tout dépend de vos goûts persos).
Et MERCI Pepina, pour cet espace de discussion sans tabous! :)))
Infos concernant la démission
Bonjour,
J'ai moi aussi démissionné de l'EN (il y a un peu plus
d'un an). J'ai démissionné après 3 ans en tant que PE pour devenir
menuisier. J'aimerai apporter des réponses à certaines questions
laissées dans les commentaires :
- Si vous avez été recruté par
concours externe, vous n'êtes soumis à aucune obligation de durée de
service et a aucun remboursement (j'ai obtenu après de nombreux efforts
un document officiel signé par le chef du personnel de l'IA de
Marseille qui le prouve).
- Le préavis de 4 mois n'est pas forcément
respecté. Perso, j'ai pu m'arranger avec l'IA et ma démission a été
effective une semaine après qu'ils aient reçu ma lettre de démission.
-
Si vous avez besoin d'être écouté, sachez qu'il existe (même s'il est
bien caché) à l'IA un service des ressources humaines avec un
psychologue que l'on peut rencontrer et qui est là pour vous aider.
Grâce à ce service, on peut même faire un bilan de compétences Gratuit.
C'est ce que j'ai fait et ça m'a fait du bien d'être confirmé dans mes
choix.
- Quelle que soit votre réorientation, pensez à l'AFPA
(agence de formation pour adultes). Ceux sont des formations courtes
(moins d'un an) et variées (métiers du bâtiment, graphisme...) et
pratiques qui donnent un titre professionnel et qui donnent une
indemnisation (650 euros par mois) c'est pas énorme, mais c'est mieux
que rien - surtout que quand on démissionne de l'EN, on n'a pas droit
aux Assedics.
Voilà, si ça peut en aider certains. J'espère ne pas avoir été trop long et bravo pour cet espace de discussion.
Les messages des autres(6)
Petite anecdote
Bonjour,
Bah, oui, ils auront notre peau !
Je viens
d'être nommé dans un nouvel établissement (ça fait plusieurs années que
je change). L'an passé, j'ai travaillé comme un fou pour préparer des
cours d'une discipline que je n'avais jamais enseigné (droit
immobilier). Résultat : Cette année (après promesse de m'affecter sur
des BTS immo), j'ai des BTS Commerce International (Import-export)...
Et avec les réformes sarkozy : 45 élèves par classe : L'ENFER.
Bref,
j'ai vu la Proviseure adjointe (car un élève à qui j'avais demandé de
sortir car il ne faisait rien après une heure de début de cours...)
m'avait tutoyé et insulté... ! Elle me demande comment ça va, je lui
explique que je suis un peu déçu, que c'est compliqué, difficile.
Bref,
aujourd'hui j'ai été convoqué par le Proviseur et mis en demeure
d'aller bien... "sinon les élèves le sentent...et puis on est payé par
l'Etat, on doit faire avancer les choses, il faut être dynamique... Pas
comme certains profs... et puis pourquoi je ne passerais pas un autre
concours : un projet ça motive... Il faut arrêter de se regarder le
nombril et avancer... !" .
Bref, je suis le dépressif de service
car j'en ai marre de devoir affronter 45 individus qui se fichent de ce
qu'on peut leur raconter... et que je ne trouve pas passionnant d'aller
formater des adolescent aux bienfaits de la consommation... !
Au secours, où allons-nous ! Courage, fuyons !!!
David
je craque sérieux
J'ai fait 23 ans de remplacements courts en tant que TR brigade et
cela par choix personnel, j'aimais bien faire la route sur tout le
département. Mais ça bossait dur même si je restais deux jours dans une
classe.
Il y a trois ans, sérieuse crise d'angoisse en partant au
boulot. Arrêts maladie successifs et dépression pendant six mois.
Reprise à mi-temps mais même malaise depuis. Lexomil tous les
matins,problème de sommeil, d'appétit,et angoisse continuelle. En
charge d'un ce2 tous les matins, la tache me parait insurmontable et a
48 ans je n'ai aucun gout à apprendre ce qui est un nouveau métier pour
moi. je n'ai qu'une envie démissionner. Que faire?
A Patrick
La clé est peut être dans la "dispo". Prise pour 3 ans (on peut en
demander une extension une seconde fois soit 6 ans au total). Ce n'est
pas une démission, on peut donc reprendre son poste (au cas où).
La
société nous formate à la "réussite" et c'est encore pire à l'éducation
nationale où, parce que vous en avez (légitiment) marre, on vous fait
passer pour un "looser". Mais en fait, c'est peut être d'en avoir assez
qui est normal.
Alors on est retenu par la société de consommation,
on a légitimement peur... Mais il y a une vie ! Et cette vie ne doit
pas être sacrifiée sur l'autel de l'éducation. Osons en partir. Il y a
des dispositions qui permettent de le faire, elles ne sont pas toujours
lisibles sinon il ne resterait pas grand monde dans les classes (enfin,
en tant que profs). La dispo, puis, si trop marre, la démission.
Bon courage !
David
Une petite visite au Rectorat, cellule "DRH"...
- "Un bilan de compétence : nous n'avons pas de budget... Si on nous attaque en justice, on est sûr de perdre"...
- "Ici c'est un véritable défilé de gens qui vont vraiment très mal ; on n'a pas vraiment de solutions".
- "Ouvrez votre entreprise, reprenez des études, tout ce que nous pouvions proposer est pris dès septembre"
- "Je ne devrais pas vous dire ça, mais mettez vous en arrêt maladie".
-"De toutes façons, votre dossier n'indique aucun arrêt, alors...".
Pour
changer de poste, car je ne peux plus aller en classe... il faut aller
à la DRH de votre Académie (Rectorat), mais voila ce qu'on va vous
répondre (vécu dernièrement).
Une pensée pour cette institutrice
qui s'est pendue... Les médias disent toujours elle ou il "était
dépressif"... Mais ne se posent jamais la question des raisons du mal
être de ces enseignants. On est terriblement seuls. Mais le geste de
cette femme qui a trouvé son expression dans son établissement scolaire
semble nous crier, "c'est bien ici que je suis mal"...
On
cherche à nous faire avaler que ces profs se suicident car ils ont des
problèmes familiaux (des malades ces gens !), s'ils en ont
certainement, il faudrait voir à constater que des problèmes plus
difficiles ils en rencontrent sur leur lieu de travail... Direction
défaillante voire malsaine parfois, hiérarchie (inspecteurs) écrasante,
parents à côté de la plaque parfois aussi, classes surchargées, travail
difficile, conditions de travail se dégradant de plus en plus
nettement, pression générale, public de plus en plus difficile à gérer
(voire impossible à gérer).
Alors, une solution à la Direction des Ressources Humaines ? Ben... non !
Ahem
Très intéressant, ton commentaire "DRH"...
Pour ce qui est de
l'instit (paix à son aîme!), n'allez pas lire les commentaires
d'internautes qui font suite aux articles parus sur le sujet (site du
Point, etc), car, je cite "il y a des gens au chômage!!", alors autant
dire que les profs n'ont aucune raison de se plaindre... Ou bien
"pffff, non seulement elle se suicide, mais en plus elle est totalement
indécente de faire ça dans son école, c'est honteux!!". Je ne cite pas
exactement les termes employés, mais c'était grosso modo le discours.
Marrant, tout le monde semble penser que nous sommes les plus chanceux
et raleurs du monde... Eh bien qu'attendent-ils pour nous rejoindre,
tous ces gens???
Sinon, petite question jetée à tout hasard:
comment se reconvertit-on en agent administratif au Rectorat?? Quel
titre/ poste occupent les personnels des DPE par ex?? Si qqn a des
infos, je suis preneuse... :)
Bon courage à tous!
Je suis bien contente d'avoir trouvé ce blog. Je suis stagiaire PLC2 depuis septembre, et j'ai déjà pris la décision de démissionner, en partie parce que je ne supporte plus les bêtises que l'on nous "enseigne" à l'iufm, et surtout en raison des conditions de travail bien trop difficiles , du manque de respect des élèves et de l'effondrement spectaculaire du niveau. J'enseigne à des secondes, qui, pour certains, écrivent des phrases incompréhensibles, et pour la plupart ne savent accorder ni un verbe, ni un adjectif. Comment enseigner la littérature dans ces conditions ? Et surtout, pourquoi se tuer la santé pour si peu de reconnaissance et pour un salaire ridicule ?
Deception!
Voilà, j'ajoute mon commentaire à la liste déjà longue des déçus de
l'éducation nationale. Je suis agrégé en SVT et j'ai été affecté pour
mon année de stage en collège (au moins je sais tout de suite que même
en étant Agrégé, on peut être au collège). J'ai été déçu en sachant mon
affectation parce que je voulais vraiment être en lycée. Et puis je me
suis dis que ça serait cool d'enseigner au collège...mais ce n'est pas
du tout le cas. Une grande partie des élèves n'en a rien à faire de ce
que je dis. Je comprends qu'à leur âge ils préféreraient faire autre
chose mais ils pourraient au moins faire semblant de s'y intéresser,
question d'éducation. Enfin bon, je crois que l'éducation, il faut plus
trop y compter dessus ou bien c'est nous qui devrions la faire. En fait
ce que je découvre cette année c'est que je fais pas un métier
d'enseignement mais un métier d'éducation. Je comprend mieux le terme
d'éducation nationale... Hors c'est l'enseignement qui m'a toujours
plus d'où la déception. Je tiens à préciser que je ne suis pas dans un
établissement difficile, loin de là je pense. J'ai 4 classes et c'est
seulement une classe qui est difficile avec moi. Cependant ça me suffit
pour me démoraliser. Je ne pense pas que je sois fait pour ce métier...
Je ne serais pas capable d'encaisser... Je me dis que ça aurait
peut-être été mieux en lycée mais peut-être pas aussi. De toute façon,
en étant célibataire, j'ai toutes les chances (ou malchances) de me
retrouver dans un collège ZEP de banlieue parisienne l'année prochaine
et je ne compte pas tenter cette expérience. Alors je vais essayer de
tenir cette année (je pense pas avoir les pires élèves cette année)
mais je n'ai pas le courage de passer ma vie comme ça. En plus, même si
ça se passait bien avec les élèves je ne suis pas sûr que je prendrais
du plaisir : mon problème est que les programmes ont très peu de
contenus scientifiques et j'aime trop les sciences pour les abandonner.
Si je suis titularisé, je demanderais une mise à disposition au cas
où... Si elle m'est refusée, je démissionne. Ensuite, je pense chercher
un boulot dans le médiation scientifique.
En tout cas je tiens à dire que j'admire les profs qui tiennent le coup et qui prennent plaisir dans leur métier...
PE 2 malheureuse
Bonjour je suis PE 2 à Livry Gargan.J'ai passé ce concours dans
cette région car il y a plus de poste ici donc plus de chance de
l'avoir...
Je suis en train de me rendre compte que je suis
beaucoup trop loin de ma famille je ne le supporte plus. J'adore le
métier que je fais mais la pression de l'IUFM des visites des IMF et
des PIUFM je n'en peux plus.Je m'ennuie à l'IUFM j'ai l'impression que
les cours ne servent pas à grand chose. Je suis trop loin de chez moi
je n'aime pas la vie que j'ai ici. Je suis malheureuse sauf quand je
suis dans ma classe. J'aimerais savoir si après avoir obtenu le CRPE
dans une région on pouvait le repasser ailleurs? En ayant démissionné
avant. Merci de vos réponses
Morgane
réponse à Anna
Pour passer dans l'administratif il faut en passer par les concours. Si tu as suffisamment d'ancienneté :
-
concours ADAENES interne(attaché d'administration de l'Ed nat et de
l'enseignement supérieur)si tu as suffisamment d'ancienneté (4ou 5
ans), les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 21 octobre sur le site du
ministère. Il y a aussi des fiches métiers et le descriptif des
épreuves (rubrique concours/ personnels ATOSS/ filière administrative)
-
concours IRA (instituts régionaux d'administration) en externe ou en
interne. Il y en a 5 en France (Bastia, Lyon, Nancy, Lille et Nantes).
On ne peut présenter le concours que dans 1 IRA sachant que
l'affectation, hors administration centrale, se fait dans la zone
géographique correspondant à chaque instituts. Bon j'espère être
claire.Cela permet d'accéder à plusieurs types de postes dont Education
nationale qui compte pour la moitié des postes et qui ne sont pas
prisés. Là les inscriptions doivent ouvrir d'ici peu, il suffit de
consulter le site d'un des IRA.
Pour être passée par la case
concours, je dirais que c'est jouable mais pas simple et qu'il y a
plein d'autres concours pour passer dans l'administratif. Cela vaut le
coup de prospecter d'autant qu'il y a des épreuves similaires pour
certains concours. cela permet d'augmenter les chances.
Pour les IRA
une maie a terminé la formation l'an dernier, elle travaille
aujourd'hui comme gestionnaire dans un collège et tout se passe bien.
En
ce qui concerne la formation, le CNED propose des formation par
correspondance et sinon on peut passer par les IPAG ou CEPAG qui
dépendent des universités. Ils proposent différentes formules. C'est
intense mais intéressant surtout si on n'a pas de formation en droit
par exemple.
J'ai écrit il y a quelque temps, prête à démissionner, même si ce n'est pas évident quand on est seule.
J'ai
finalement obtenu le concours que je voulais, je vais donc quitter
l'éducation nationale mais pour intégrer un autre ministère.
J'espère que ces renseignements seront utiles.
Et au risque de me répéter, grand merci à Pepita pour avoir initier cet espace d'échange.
Merci Kryzel!
Un grand merci, donc, pr toutes ces infos! ET félicitations pour ton concours. :)))
***Morgane***:
tu devrais pouvoir passer le crpe ailleurs, ms le mieux reste de tél un
syndicat, ou ton Rectorat... Quel dommage que tu ne puisses exercer là
où tu veux! C'est vrai que ça change pas mal de choses (pas tout non
plus), d'être en "région". Tiens nous au courant!
disponibilité en cours d'année?
Je suis T1 en sciences physiques.Je sais que ce métier ne me
convient pas et ne me plaira jamais.Je le sens.Je n'en peux vraiment
plus.J'ai un peu peur de démissionner car je n'ai rien de sur
derriere.J'aurais voulu savoir si le rectorat peut donner une
disponibilité en cours d'année et quels sont les délais.
Merci.
Aurélie
Alors, pour la dispo en cours d'année, en théorie, elle ne peut être
accordée. Mais j'ai lu le témoignage d'une jeune prof qui avait réussi
malgré tout. Elle a fait une grosse dépression et a obtenu le soutien
du Dr du Rectorat... ça compte!
J'ai moi même consulté mon
Rectorat à ce sujet. Ils m'ont dit que je devais envoyer un courrier
argumenté, mais qu'ils pouvaient évidemment refuser ma mise en dispo.
Pour les délais, aucune idée. Je pense que tout dépend de qui traite ton dossier et comment.
Bonne chance!
DRH via HP
Bonjour,
Et bien, pour les nouvelles...
J'ai commencé à effectuer des démarches auprès du Rectorat pour changer de métier :
- "Vous voulez quoi ?"
- "J'aimerais faire un bilan de compétences"
-
"Ce n'est pas possible, mettez vous en arrêt maladie"... Quelques temps
après : "Vous devriez voir le médecin du Rectorat..." Quelques temps
après : "Prenez rendez-vous avec cet organisme : (l'organisme porte un
joli nom, mais quand on cherche, on trouve :) "Centre de Santé Mentale
de la MGEN"...
Ben voilà, c'est ça l'éducation nationale. Si
vous voulez en changer c'est que vous avez des troubles mentaux... !
Vive les DRH de vos Académies : Elles ne servent à rien ! (sauf à
remplir les consultations psychiatriques).
Démission impossible
Bonjour à tous,
Bon, Pépina a été plus lucide que moi ; perso
j'ai attendu 14 ans avant de démissionner ( enfin, si un jour j'arrive
à obtenir une réponse claire du rectorat) voir le lien http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/192354/Le_ras_le_bol_d_un___enseignant_a_tout_faire__
Mais, je rassure les prétendants, 'je n'ai mis que 1 mois et demi '
à trouver du boulot... et intéressant et sans Snes et autres tordus.
Bonne chance à vous. Yannick
DAvid ça e m'étonne pas. Quand j'ai commencé à avoir des problèmes
avec mon tuteur, la première réponse que j'ai eu c'est "contactez la
cellule d'écoute du rectorat" en gros, appelez les psy...
ET on m'en a fait des sales coup du genre qui sous entendaient qu'en gros j'étais pas bien dans ma tête.
Courage!
Yannick Bienvenu ici!
C'est
bien que tu fasses parler de toi! Il faut un peu lutter contre cette
désinformation. La preuve étant le nombre de gens qui arrivent chez
moi... S'il y avait des vraies infos sur les sites de l'EN ou sur
e-prof, personne n'arriverait sur le petit blog d'une pepina ;)
Bonjour à tous et à Pépina.
J'espère que mon petit post donnera
de l'espoir, la force, la lucidité ou l'envie à certains de quitter ce
navire sans barre qu'est la déséducation nationale.
Je sais, ce
n'est pas facile de faire le pas mais c'est comme au ski, le plus dur,
c'est d'attaquer la descente de face mais après, ça glisse tout seul.
Des élèves sans profs, n'est pas le lycée idéeal ??
Bon week end à tous, c'est l'heure d'une ch'tite bière.
Indécise
Bonjour à tous,
PLC2 espagnol l'année dernière j'ai moi aussi
craquée au bout de 6 mois! Une conseillère qui ne me conseillait pas,
qui me prenait de haut, une tutrice qui me descend en flèche sans
prendre le temps de m'écouter, des promesses de dispositifs d'aide qui
n'ont jamais été mis en place. Un collège difficile, un principal qui
n'en a rien à faire de ce que vous pouvez lui raconter. Enfin bref tout
cela m'a conduite à une dépression grave de laquelle je n'arrive pas à
m'en sortir. J'ai posé ma démission il y a 3 semaines sans trop savoir
ce que je faisais, lettre du rectorat m'expliquant que si je décidais
d'arrêter j'étais définitivement rayer de la fonction publique. Le
problème c'est que je me suis inscrite à l'IPAG pour préparer des
concours administratifs. D'autre part, peut-on avoir une dispo si on
n'est pas titulaire? Je me pose pleins de questions en ce moment,
dois-je reprendre, arrêter. Je suis perdue, je me dis que vue la
conjoncture actuelle je ferais mieux de reprendre mais vu que mon état
ne s'est pas trop amélioré c'est difficile. Merci Pepina pour ton blog,
qu'est-ce que tu fais maintenant?
Bon courage à tous,
lilou
hasta pronto
Réponse à Lilou
Bonjour Lilou,
Je ne crois pas que cette histoire de
radiation totale de la fonction publique soit réelle (mais je ne sais
pas vraiment), ça paraitrait totalement absurde (Comment ça "justement"
?! bon, d'accord la fonction publique n'en est pas à une absurdité...).
Quoi qu'il en soit, quand on ne peut pas, on ne peut pas... et que peut-il arriver de pire que d'être super mal ?
Courage, fuyons !
Bon courage et même si tu te sens seule, tu n'es pas la seule...
David.
Merci
Bonsoir David,
Merci pour ta réponse rapide. En fait j'ai
appelé la DGF qui m'a dit qu'il n'y avait pas de "problème" à
proprement parler mais qu'à l'oral ça pouvait ne pas passer, peut-être
que ça ferait mauvais genre, je ne sais pas. Sais-tu quelque chose à
propos de la dispo pour les stagiaires?
Merci d'avance
Bonne soirée
...et pourquoi pas la retraite?
Bravo à tous ceux qui ont eu le courage de partir! 19 ans au service
de la grande maison en tant qu'instit (euh! PE!)!3 enfants! 40 ans. Je
suis en train de préparer mon départ. Je voulais partir en profitant
des quelques services de l'éduc nat: bilan de compétences: Impossible
de joindre une personne susceptible de vous informer: la DRH du
rectorat filtre les appels et ne semble pas prête à répondre. Elle me
renvoie à l'IA qui me renvoie au rectorat...bref des gens comme nous on
n'en veut pas! Je voulais aussi demander un congé formation: si je
l'obtiens je viens de lire qu'à la suite je dois 3 ans à la fonction
publique! Si je veux me former ce n'est pas pour retourner dans ma
classe!!!
Il me reste une solution: la retraite (15 ans de services,
3 enfants). Je n'ai pas lu sur ce blog de témoignages de personnes qui
avaient optées pour cette solution certes irréversible par rapport à la
dispo mais qui à l'intérêt de me laisser partir avec une petite moitié
de salaire!
Des exemples de reconversion de PE m'interessent...
A bientôt de vous lire...
Bonjour,
- Lilou : Au sujet de la dispo pour les stagiaires,
je crois qu'il y a quelques pistes sur ce forum. En ce qui me concerne,
je ne suis pas au point du tout sur le sujet (mais j'ai cru lire, ici,
qu'il y avait des possibilités, à vérifier).
- Marlipau : Tu as
bien de la chance d'envisager une retraite si jeune (quelqu'un
pourrait-il me prêter trois enfants ?)... En ce qui concerne le bilan
de compétence. Voici mot pour mot la réponse de la Direction des
Ressources Humaines de mon Académie : "On n'a aucun budget, vous pouvez
vous en payer un vous même, on a une adresse, c'est 1500 euros. On ne
peut pas financer, si vous nous attaquez en justice, on perdra... !".
Voili voilou.
Bon courage à toutes et tous.
David.
Les messages des autres(7)
Prime de départ pour création d'entreprise!!!
Je me suis mise en contact ce jour avec un syndicat: un nouveau
texte vient de paraître: Indemnité de départ pour création
d'entreprise...
Décret 2008-368 du 17 avril 2008
Circulaire DGAFP B7 n° 2133 du 21 juillet 2008.
2 ans de salaires sous condition de justifier de la création d'entreprise et de son existence 1 an après...
Mieux que la française des jeux...
Effectivement, bien vu marlipau...
Cette indemnité semble
même pouvoir être perçue, en dehors de toute création d'entreprise,
pour les personnes qui démissionnent pour quelques raisons que ce
soit... :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018663838&dateTexte
David.
Pas de dispo pour les stagiaires
Bonsoir Lilou,
La dispo n'est hélas pas possible pour les stagiaires.
Moi
aussi j'aurais bien voulu rentrer dans ce cadre mais je n'ai eu que la
solution de la démission finalement. Cependant, j'ai creusé toutes les
pistes à l'époque(je m'étais tournée vers les syndicats) pour être sûre
et ne pas regretter.
Voilà, bon courage à toi.
Je m'en doutais...
Je m'étais renseignée sur le net et
j'avais vu qu'il n'y avait pas de dispo pour les stagiaires. Je suis en
attente de voir le sous-fifre du recteur pour savoir ce que je peux
faire.
Merci pour vos réponses
A bientôt
Pas de Francaise des jeux pour les fonctionnaires
Je viens de lire les derniers commentaires et ATTENTION, pour ceux
qui y croient encore, il y a une subtilité dans les texte : 'Une
indemnité de départ volontaire peut être attribuée aux
fonctionnaires... ' et le "peut" prend un sens tout à fait important
puisque, pour en faire les frais, sans création d'entreprise, point
d'indemnités [ si à votre connaissance, vous connaissez un cas
contraire, faite le savoir ].
Ceci dit, on est quand même mieux au travail qu'à l'école.
D2R2
triste bilan
bonjour, je viens du tertiaire et industiel électricien + exactement suis arrivé dans l'éducation en septembre 2001 dans le collége du bourg la 1er année c'est passer impeccable ; 2 année muté dans un lycée, hic! cela se gate des cons de syndiqué me glisse des mots doux dans les oreilles je comprend vite que je les dérangent dans leur sieste leur égo je comprend asser vite qu'il est temp de se casser j'en parle avec la gestionnaire du collége de mon patelin non il faut rester vous passerez des concours et puis ça ira mieux , bon je reste passe un concour recaler.ha! je suis muté dans un autre lycée avec une personne de l'entretien qui vient de l'artisanat impec je reprend du poil de la béte y a pas que des --------dans le clac 4eme, 5, 6 années l'a c'est le début de la fin une ambiance a se pendre, des mots, du harcélement des propos racistes ,xénofobe ,la totale et pourtant ça se la péte eh merde je prend une dispo création d'entreprise ça marche pas (crise éconnomique)c'est pas grave j'ai déja testé pendant 8 ans auparavent ,je reviens!... alors la , PLONGE ,ambiance heureusement qu'il y a des gens superbes sur la terre,mais cela ne suffit pas regard en coin, réflexion qui vous claques et un bon (beau il faisait beau )jour aprés 7 an de foutage de gueule pris cliq and claque et suis rentré chez moi et merde a tous les abrutis ça fait du bien méme que c'est bon il prennent les personnes vraiment pour des moins que rien , mais un jour ou l'autre ca se payera cela a déja commmencé les mémes qui font c.... .
Bonjour à tous,
Tout comme vous, j'ai eu un parcours plutôt
chaotique dans l'éducation nationale. Je suis même allé jusqu'à
m'expatrier à plus de 500 km de mon académie d'origine pour avoir ce
que j'imaginais être des conditions acceptables de travail! Cela va
faire la cinquième année que j'exerce ce métier et mon inadaptation
foncière à ce boulot m'apparaît au jour le jour clairement. J'y ai tout
fait: enseigner de la sixième au BTS 2ème année, changer
d'établissements (j'étais TZR) et même changer d'académie... Je
m'aperçois que je perds mon temps et que j'ai fait une énorme connerie
en postulant au CAPES! J'ai eu le droit à tout ce que l'on peut
imaginer de pire, je crois, dans l'éducation nationale. Là, je souhaite
passer un autre concours à l'interne pour bosser pour un autre
ministère. Quelles sont mes possibilités? Le congé formation? Autres?
Je vais prendre contact avec le rectorat mais est-ce fiable?
cordialement.
Matias
Bonjour à tous,
Tout comme vous, j'ai eu un parcours plutôt
chaotique dans l'éducation nationale. Je suis même allé jusqu'à
m'expatrier à plus de 500 km de mon académie d'origine pour avoir ce
que j'imaginais être des conditions acceptables de travail! Cela va
faire la cinquième année que j'exerce ce métier et mon inadaptation
foncière à ce boulot m'apparaît au jour le jour clairement. J'y ai tout
fait: enseigner de la sixième au BTS 2ème année, changer
d'établissements (j'étais TZR) et même changer d'académie... Je
m'aperçois que je perds mon temps et que j'ai fait une énorme connerie
en postulant au CAPES! J'ai eu le droit à tout ce que l'on peut
imaginer de pire, je crois, dans l'éducation nationale. Là, je souhaite
passer un autre concours à l'interne pour bosser pour un autre
ministère. Quelles sont mes possibilités? Le congé formation? Autres?
Je vais prendre contact avec le rectorat mais est-ce fiable?
cordialement.
Matias
disponibilité en cours d'année !
J'avais déja posté un message le 15 octobre.
J'ai donc fait une
demande de disponibilité en cours d'année mais je n'y croyais pas
trop.J'avais envoyé deux lettres (une à la DRH et l'autre à la DPE)sur
les conseils de mon crrespondant ressources hmaines.
Cette disponibilité a dans un premier temps été refusée par la DRH puis finalement accordée par la DPE.
J'etais
en contact avec les ressources humaines depuis le 05/10.Un peu plus
d'un mois après j'ai la disponibilité.Ils on été très efficace(15 jours
entre l'envoi de la lettre et la réponse). Je pense que j'ai eu
beaucoup de chance!!
Maintenant le plus dur reste à faire,me
reorienter dans une profession qui me conviendra.Quand on n'aime
vraiment pas son métier mieux vaut en changer.
Bonne chance à tous.Essayer peut être la disponibilité même en cours d'année avant de demissionner.
Super, Aurélie!
Tiens nous au courant! Ca m'intéresserait beaucoup de savoir vers quelle branche on peut se réorienter, en tant qu'"ex" prof... Bonne chance à toi!
Coucou Aurélie,
J'ai lu ton message sur la dispo tu étais titulaire je suppose, non?Tu parlais aussi d'une jeune prof,elle était titulaire?
Merci pour ta réponse
J'étais titulaire depuis deux mois seulement.Il faut forcement être titulaire pour demander une disponibilité.
Bonsoir,
Vos commentaires me remettent du baume au
coeur...PLC2 en Lettres modernes, je suis entourée à l'iufm de
stagiaires qui ont l'air tout à fait enthousiasmés par leur mission,
j'en ai entendu qui proclamaient que ce métier donnait un sens à leur
vie, et jusqu'ici je ne pouvais pas m'empêcher de culpabiliser de ne
pas partager du tout cette passion pour un métier pour lequel je ne
suis visiblement pas faite. J'ai passé le CAPES de Lettres modernes
après avoir échoué aux concours de philo, parce que ça me semblait le
meilleur moyen d'avoir enfin un métier, mais je n'étais pas prête à
affronter un public de collégiens. En plus, j'ai été affectée loin de
tout le monde, dans une région très jolie mais où je me sens un peu
exilée. En bref, je pense fortement à la démission moi aussi, à court
terme ou à moyen terme, mais ce que certains d'entre vous disent
concernant une possible radiation de la fonction publique m'inquiète,
car je me suis inscrite aux concours de bibliothécaires. Comment
s'assurer qu'il ne s'agit que d'une rumeur?
Merci et bon courage à tous, quelles que soient vos reconversions futures...
Céline
A bientôt!
Bon il faut avouer qu'être enseignant à l'éducation nationale ce
n'est pas un sacerdoce, c'est une punition!!! (et je sais de quoi je
parle).
Mais alors lorsque en plus tu es envoyé, comme quasiment
tous les néo-titulaires, dans une bonne vielle ZEP, APV, REP, PEPV,
ZUS, ZPV ... là cela devient le bagne!
Des classes composées d'élèves hostiles ou dans le meilleur des cas indifferents ca donne pas très envie d'aimer son métier!
Prof
c'est combattre un front "devant" avec les élèves et leurs admirables
géniteurs et un front "derrière" constitué par l'administration.
Administration
dont le seul mot d'ordre est "chuuut pas de vagues!" et qui a renoncé à
responsabiliser les fauteurs de troubles (mineurs, victimes de leur
milieu social blablabla) pour se retourner vers les seules personnes
"solvables": les enseignants.
Bref tous ca pour dire que comprends
100 fois ta décision. Pour ma part ayant des diplômes valorisables dans
le privé (j'en viens!) je ne vais pas tarder à faire mes cartons.
@ Céline:
En
ce qui concerne l'enthousiasme des tes collègues PLC2 ne culpabilise
pas... c'est un marronier! Lorsque tu es prof (et encorte pire en PLC2)
tu DOIS montrer ton bonheur et ta reconnaissance d'avoir l'immense
honneur de servir l'éducation nationale et les enfaaaaants! C'est la
norme, c'est le consensus et gare au mouton noir.
Mais reviens voir tes collègues après 3/4 ans de ZEP et on en reparlera...
ras le bol
Bonjour,
Qu'est-ce que je m'identifie aux propos tenus ici!!!
Moi,
je suis prof des ecoles à 75% , je gagne 1290euros par mois . J'exerce
mes fonctions en milieu rural (et ce n'est pas plus facile qu'en REP,
j'ai exercé en REP aussi) , et je n'en peux plus car j'ai trois niveaux
CE2 CM1 CM2 en simultané toute la journée!!! En plus, on est dans un
système hyper infantilisant avec des inspections durant lesquelles il
faut être nickel d'un point de vue administratif (les preps, les
projets personnels de réussite éducative, la correction des cahiers,
les affichages, la différenciation pédagogique) et d'un point de vue
humain ( ben oui, tout le monde sait qu'on ne doit jamais perdre
patience ...!!!) Bref, moi, je n'arrive plus à conciler ma vie de
famille avec mon mari, mes filles de 6 ans et 1' mois, que je suis sans
cesse en train de rabrouer car j'ai du travail, et ma vie
professionnelle car mon métier ne me procure plus de réjouissances et
je le perçois comme la cause des frictions familiales...
Mes
collègues me disent que je suis dans cet état car je dois être
inspectée cette année (nous, c'est à peu près tous les trois ans)mais
je suis sûre que mon mal-être est plus profond: je suis désabusée,
désappointée, écoeurée et insomniaque, je n'ai jamais l'esprit
débarrassé des affaires de l'école, bref j'en ai vraiment marre...Le
pire est que j'emmène ma fille tous les jours à l'école et du coup, je
n'ose pas aller voir le médecin et demander un arrêt.Résultat: pleurs
quasi quotidiens, insomnies...
Alors la démission, j'en rêve mais je
n'ai pas le luxe de pouvoir me l'offrir!! Je n'ai pas d'autres
compétences que celles de mon concours. J'avais une licence d'allemand
mais j'ai tout perdu ou presque, bref je suis prise au
piège...Perçoit-on ou non une indemnité quand on démissionne?C'est la
seule interrogation que j'ai... Si oui, quel est le montant et la
durée, car j'ai une maison à payer...Allez Pépina , sois sympa ,
éclaire-moi!!!
WOw Mimouchka... j'aimerais pouvoir t'aider mais j'en sais rien du tout.. j'ai quitté l'EN en tant que stagiaire...
mais peut-être quelqu'un aura des tuyaux à te donner?
courage!
Au secours ! J'ai vraiment besoin d'aide !!!
Bonjour à tous !!! Je suis PE, en renouvellement de PE2.
Je
me reconnais dans tous ces messages car je pense aussi à démissionner.
Je suis en renouvellement de ma PE2 sur le terrain, avec une classe
pour l'année, mais je n'y arrive pas. Je suis stressé, dépassé,
déprimé, je crois sincèrement que je suis mauvais dans ce que je fais.
En tant qu'enseignant j'ai des qualités, notamment au niveau de ma
relation aux élèves, mais je manque cruellement d'organisation. J'ai eu
des soucis à cause de ça pendant mon année de stage l'année dernière,
et le fait d'avoir ma classe cette année n'arrange rien finalement !!
C'est encore pire avec la pression que ça me met. Je craque trop !!! En
tant que stagiaire en renouvellement sur le terrain j'ai des visites
dans l'année et une inspection à la fin, et je ne supporte plus les
visites ! La dernière fois j'ai su une semaine avant environ que je
serai visité le mardi matin, ça m'a complètement bloqué et pendant une
semaine j'ai été tétanisé, impossible de préparer quoi que ce soit...
Résultat la visite a été catastrophique, d'ailleurs avec la pression
j'ai pleuré dès l'arrivée de la PEIMF (avant l'arrivée des enfants). je
pleure régulièrement, je ne dors presque pas, j'ai l'impression de
passer tout mon temps à bosser mais il y a un tel brouillard dans ma
tête que je ne suis pas du tout efficace. Mes collègues m'aident et me
soutiennent, de plus la classe est plutôt bien (mais en double niveau
et je galère trop) mais je ne m'en sors pas...
Je ne suis pas
fixé sur ce que je voudrais faire mais je pense à m'orienter vers le
paramédical, qui a toujours été la seconde voie qui m'intéressait,
peut-être ambulancier car la formation est très courte (je crois que
c'est quelque chose comme quatre mois).
Est-ce que quelqu'un
peut m'aider ? Je voudrais démissionner mais je ne sais vraiment pas
comment faire ! En plus malgré mon statut de stagiaire j'ai tout de
même la responsabilité d'une classe donc je ne peux sûrement pas
arrêter du jour au lendemain.
Qui peut m'aider ?
Le Galion
Pour démissionner si c'est comme les PLC il faut uécrire une lettre
je l'explique dans mon blog, tu ne m'en voudras pas si je ne redis pas
encore la même chose... mais en totu cas ce qui est sûr c'est que si ta
décision est prise tu peux en parler au directeur de ton école.
si
tu n'en peux plus, c'est simple tu peux aussi être arrêté. Je ne me
permettrai pas de faire de diagnostique, mais ce que tu décris là me
rappelle l'état dans lequel j'étais, c'est à dire dans une jolie petit
dépression. Mon médecin à l'époque m'avait dit " si votre décision de
démissionner est prise et que vous être mal à ce point je ne vois pas
pourquoi vous devriez continuer à y aller".
Et c'est vrai je ne
pouvais pas reprendre chaque tentative fût une catastrophe, donc il m'a
arrêté jusqu'à la date fixée avec mon chef d'établissement pour mon
départ, temps qui lui permettait largement de retrouver un replaçant.
Je ne sais pas si ça se passe comme ça pour les PE.
bon courage!
Mais commence peut être par parler de ton état à ton généraliste?
Une déserteuse de plus...
Voilà, ma petite lettre se balade sans doute quelque part au
rectorat à l'heure qu'il est et ma carrière de trois mois et demi dans
l'éducation nationale devrait s'achever dans une semaine, avec une
petite extinction de voix pour finir en beauté... Dis Pépina, je suis
curieuse:vers quoi t'es-tu finalement reconvertie? Tu le dis sans doute
quelque part dans ton blog mais je n'ai pas eu le temps de tout lire.
A plus!
J'ai donné des cours particuliers quelques temps, mais après j'ai
été enceinte, et depuis je m'occupe de mon enfant :D je me suis pas
foulée. J'ai bien un projet mais qui ne peut pas être concrétisé, car
on est pas encore fixe dans une région... Alors comme mon mari gagne
bien sa vie... Voilà je me suis pas tout à fait reconvertie et à la
fois beaucoup :)
je suis pas d'une grande aide...
Quitter
l'EN a été pour moi le début d'un tas de changement dans ma façon de
voir les choses donc pas envie de me "reconvertir" dans n'importe
quoi... :)
bonne chance Céline!
alors?
Bonsoir,
Y a-t-il quelqu'un pour me dire si on perçoit une
indemnité , son montant et sa durée quand on démissionne après 9 ans de
service??? Je désespère car ne trouve l'info nulle part....
Merci;)
Mimouchka
Tous les chemins mènent à Rome!
Pépina! ô combien ta missive d'accueil fut-elle un soulagement!
Après des heures et des heures d'errance désespérée en quête du Graal
dans les méandres du site de l'EN et de ses décrets indigestes, voilà
que j'atterris ici. La lecture de tes mots a fait scintiller mes
neurones au point de rendre terne la guirlande de mon sapin de Noël (en
réalité décoré à coups d'emballages de papillottes, soit dit en
passant^^)
Grâce à ton témoignage et à ceux qui ont suivi, je sais enfin que je peux partir librement.
Moi
qui pensais qu'il me restait 3ans 1/2 à "tirer", qui n'osais pas trop
demander une disponibilité, dans la crainte d'être obligée de revenir à
son terme.
Je crois que ma décision est prise.
Après des
doutes en "picotements" dès mon année de stage, je n'ai qu'une idée
fixe depuis cet été: lâcher l'enseignement tel qu'il existe, tel qu'on
doit le pratiquer, et retrouver les chevaux, et surtout mon intégrité
et ma tranquilité morale.
Trop marre de me sentir étriquée, pas à ma place, pas en cohérence avec moi-même.
C'est décidé, à la rentrée prochaine je me lance dans une formation pour devenir Accompagnateur de Tourisme Equestre.
Ca
n'est pas une voie exempte de galère, plutôt avare en vacances et en
temps libre, surtout qu'à terme je souhaite monter ma propre structure,
et y accueillir notamment... des scolaires, haha! Mais j'y serai
tellement plus dans mon élément, tellement plus facilement moi-même!
Il ne me manquait plus qu'une clé pour me lancer: savoir que je pouvais partir avant le terme de ces fameuses 5 années.
J'attendrai
la fin de l'année scolaire, malgré ma hâte (faut bien payer le loyer
jusqu'au moment des tests d'entrée en formation) et commencerai sans
doute par demander une mise en disponibilité (dont je suis quasi-sûre
de ne pas revenir, mais sait-on jamais, on ne se connaît pas toujours
si bien qu'on le croit).
Mais je vais retrouver une existence
qui ne me dénature pas, je vais pouvoir redescendre 850 km plus bas,
dans une région, même large, que j'aurai un peu plus choisie...
Pépina,
ton blog est une véritable bergerie éclairée pour brebis enseignantes
égarées dans leur recherche de la démission inaccessible!
Bravo
Nous sommes nombreux à en rêver....et toi tu l'as fait!!!
Bravo, bravo, bravo!!!!!
J'attends la suite de tes aventures avec impatience.
Bon courage!
Les messages des autres(8)
merci!
Bonjour,Tout d'abord un grand MERCI à toi Pepina! Il y a tellement
peu de témoignages de personnes qui ont démissionné de l'éducation
nationale! ton expérience m'a aidé à me donner le courage! ironie de
l'histoire j'ai découvert ton blog l'année dernière quand je préparais
le CAPES et losque j'avais déjà des doutes...
et voilà ma petite histoire au sein de l'Educ Nat:
professeur stagiaire en anglais depuis septembre 2008.
fin
novembre je savais que ce n'était pas pour moi et j'ai donné ma
démission. j'ai continué à enseigner jusqu'aux vacances de Noël - je
n'ai pas eu de regret! même pas une petite pensé du genre "j'ai fais
une connerie"
car je sais, je le sais dans mes trippes que ce n'est pas pour moi!
j'adore l'anglais!
mais je n'ennui à le transmettre au niveau collège et lycée!
être prof en 2008, 2009, 2010... c'est un rapport de force constant avec les élèves!
c'est chercher le respect des élèves mais aussi des parents
ce n'est plus vraiment "enseigner" mais c'est surtout "eduquer"
et moi je ne suis pas faite pour ça
j'ai
rencontré des profs fantastiques dans le collège, qui justement sont
des "educateurs", des profs passionnés, patients, sans cesse en train
de rélfechir comment ils pourraient faire passer quelque chose aux
élèves... une valeur, une connaissance, une experience...
j'ai aussi
entendu leurs cris d'alarme "de plus en plus d'élèves perturbateurs"
"des parents qui ne respectent pas l'école" "suppressions de moyens
alors que la tâche devient de plus en plus difficile" et j'ai un tel
respect pour ces profs! ce sont des héros anonymes.
j'aurais aimé
avoir leurs forces et leurs convictions, mais je suis de nature
beaucoup trop sensible pour aller dans l'arène pendant 40 ans voir
plus!qu'est ce que je fais aujourd'hui?
je travail à la réception d'un hôtel
et
j'envisage de faire un master de psychologie clinique par
correspondance, par forcement pour devenir psy mais parce que ça
m'intéresse...le moment de transition a été difficile mais je suis
heureuse d'avoir eu la force de m'écouter!
ce n'est pas un métier
qu'on peut faire en se disant "au moins j'ai la sécurité de
l'emploi"... même si en ces temps de crise il est encore plus difficile
d'abondonner un tel poste!Bon courage à tous, prof démissionnaire et
prof en exercice!
Radié
Bonjour à tous,
Voilà, je confirme. Six mois après avoir présenté
ma démission, je viens de recevoir ma belle lettre de radiation signé
de l'irresponsable recteur. SIX MOIS quand même. Et pour les
indemnités, tintin! Il semblerait qu'on manque de profs. Enfin, celui
là, je l'emmerde! Et là où je rigole (je suis maintenant développeur
web), c'est que je suis en train de refaire le site d'une université!
Ah les cons, ils m'avaient sous la main, ils préfèrent payer ...
(euh... me payer cher)
Disponibilité en cours d'année
Je trouve ce post et ces commentaires intéressants, et importants
pour informer les profs qui sont dans cette situation. Certaines
personnes à la DRH (je dépends de Créteil) sont à l'écoute du malaise
des jeunes profs qui veulent se réorienter, mais il y en a trop peu,
qui sont donc très peu disponibles, et que les nouveaux dirigeants du
Rectorat (nommés depuis peu) essaient de bâillonner.
Je suis
prof de lettres, titulaire depuis 2001, et j'ai enseigné jusqu'en 2007.
En 2005 j'ai décidé de reprendre des études en psycho, pour suivre un
projet personnel en devenant psychologue (dans un premier temps). J'ai
d'abord commencé par demander un service à temps partiel, et j'ai fait
mes études en alternance (80% puis 50%). C'est devenu de plus en plus
difficile, et lors de la 2e année d'études j'ai demandé un rv à la DRH.
On m'a proposé une mise en disponibilité, et pourquoi pas en cours
d'année? (on était en décembre).
J'ai dit oui, la dispo a été
acceptée par le DRH de l'époque, et j'ai donc cessé d'enseigner en
février 2007 pour me consacrer uniquement à mes études. Comme je ne
voulais rien devoir à l'EN, j'ai pris un emprunt bancaire (ouille) et
j'ai donné des heures de cours particuliers pour pouvoir me nourrir
correctement. La vie d'étudiant, quoi.
Aujourd'hui je finis mes
études, et vu la conjoncture socio économique actuelle je me demande si
je ne vais pas demander une réintégration, pourvu qu'un poste
correspondant à mes nouvelles compétences soit possible. Sinon, je
démissionne. Et je me démerderai autrement, tant pis pour eux; ils
perdront la possibilité d'embaucher un prof titulaire expérimenté,
psychologue clinicien de surcroît, ce qui après tout ne court pas les
rues.
Mais il faut savoir ce qu'on veut! Bonne chance à tous, et
gardez espoir: en rencontrant les bonnes personnes au bon moment, vous
verrez que beaucoup de choses sont possibles auxquelles vous n'aviez
d'abord pas songé!


