Je continue avec les messages...


Au club des demissionnaires: un de plus!

Eh bien voila j'y suis aussi: prof depuis 5 ans, j'ai eu largement le temps de me rendre compte que l'EN ne me convient pas et je vais démissionner: envoi de la lettre prevue la semaine prochaine.
Petite question: nous sommes le 20/09.Je suis en arret jusqu'au 15/10. Si j'envoie ma lettre demain, puis je reprendre un boulot le 15 octobre? serai - je libre de tout vis a vis de l'EN? car j'ai une proposition de cours dans une boite privé mais il faut que ma situation a l'EN soit réglée avant?

Posté par Fredo, 19 septembre 2007 à 23:43

fredo

d'après mon expérience toutjours entre le moment ou j'ai envoyé ma lettre et le moment où j'ai reçu mon courrier définitif comme quoi je ne faisais plus partie de L EN 2 mois se sont ecoules. BOn bien sur ils ont contre daté le courrier, ce qui fait que j'étais radié d'après depuis 3 semaines sans le savoir. ça c 'est le côté sympa de la maison...

tu vas recevoir un premier courrier qui te laissera 15 jours pour te rétracter.

Je ne sais pas si tu peux bosser en dehors, après faut savoir que les profs ils ont tous le droit de faire un certain nombre d'heures en dehors de leur contrat avec L EN, tant que tu dépasse pas ce quota. Mais je ne sais plus combien d'heures ça fait. Mais c'est ça qui permet à des tas de profs de donner des cours particuliers par exemple.

Bonne chances et donnes de tes nouvelles!

Posté par pepina, 20 septembre 2007 à 12:11

petit chat perdu

Salut Pepina!
D'abord, bravo pour ce superbe site. Je suis prof d'espagnol depuis septembre 2005... et je n'ai jamais vraiment aimé ça. Mais bon, je n'ai pas osé quitté l'EN en année de stage parce qu'il faut bien remplir son assiette et payer le loyer. L'an dernier, arrivée dans l'académie de Créteil, j'ai commencé à vraiment souffrir de ce boulot de merde (5 niveaux, 2 établissements, des gamins odieux, 12 salles et un emploi du temps minable). Et là, à la rentrée j'ai craqué. Au bout d'un mois de collège, même pas j'ai contacté le rectorat pour savoir comment démissionner et je me suis mise en arrêt. On m'a donné un rendez-vous dont j'ai reçu la convocation le lendemain du jour du rendez-vous. Et depuis j'attends... mon prochain rendez-vous est le 13 novembre. Je ne sais pas du tout ce qu'on peut me proposer... J'aimerais avoir un mi-temps pour avoir un revenu et reprendre une formation car mon chéri ne peut pas assurer seul financièrement avec le prix du loyer!
Je me suis syndiquée au SGEN... mais on ne me renseigne pas. Alors je déprime "y me como el coco".
Tu pourrais peut-être me dire quels arrangements on te propose quand tu es sur le point de démissionner?

Merci d'avance! et bravo pour ta décision courageuse!

Posté par petit chat, 19 octobre 2007 à 14:32

petit chat perdu

les possiblités c'est une mise en disponibilité, l'année de congé sans solde, un détachement...

Posté par pepina, 21 octobre 2007 à 13:57

t'aurais des tuyaux ???

Hola,
Je suis moi aussi prof et ça fait un moment que je veux démisssionner, je cherche un boulot mais vu la réputation qu'on se trimballe, c'est pas évident !
Aurais-tu des conseils à me donner ??
Pour l'instant j'exploite mon réseau d'amis... pas d'aide de la part de l'apec et compagnie...
Et as-tu eu un préavis ? si oui de combien ???
Gracias por todo...

Posté par caro, 22 octobre 2007 à 16:16

le retour de la crevette morte

bonjour tout le monde,

j'ai posté un message au début de cette page, je viens de faire ma toute première rentrée en tant que prof pour de vrai et si ça intéresse des gens je vous expose vite fait mes conditions de travail, c'est vraiment du foutage de gueule de A à Z, ça peut même être drôle quand on le vit pas.

Je suis sur 2 établissements en ZEP zone violence, aux tarterets à corbeil (91), un coin magnifique dont on parle souvent aux infos, pour ceux qui ont pas la chance de connaître.

le lycée où je bosse y'a 3000 élèves, c’est entre une friche industrielle, une nationale et une cité et le reste du temps je suis avec des segpa dans un collège. (les segpas c'est les gamins dont le Q.I est trop faible ou qui ont des problèmes psychiatrique trop graves pour aller en classe avec les autres). Bien sûr je n'ai strictement aucune formation pour ça, c’est ma toute première année, et bien sûr les conditions de travail sont déplorables (aucune ressource pédagogique, aucune concertation avec le reste de l'équipe, salles trop petites pour qu'ils puissent tous s'assoire, pas même de poste CD...). Certains gamins piquent des crises, poussent des hurlement en plein cours, j'ai bien sûr les pires crénaux horaires (les dernières heures de la journée en fin de semaine) quand ils sont bien échauffés. Certains ne savent ni lire ni écrire (et quand je dis ça ça veut dire même pas leur prénom), voire même ne parlent pas français (ou pas de façon compréhensible) ou passent simplement toutes leurs heures de cours à ricaner en secouant la tête. C'est donc l'anglais que je suis censé leur apprendre.

Tous les vendredis soir une bagarre explose en plein cours, c’est absolument inexorable. Parfois les autres élèves les séparent, parfois ils s’y joignent eux aussi. Les élèves sont invirables puisqu'ils atterrissent là après avoir été renvoyés de plusieurs établissements et qu'il faut les scolariser jusqu'à 16 ans.

Le conseil de mon inspectrice à ce sujet : « Vous verrez les segpa c’est comme quand on est au bord d’une piscine. Ca paraît froid au début mais il ne faut pas hésiter à faire le plongeon. » Je ris, et je fais déjà le deuil de ma santé mentale.

Dans mon lycée j’ai des futurs STI – que des garçons – dont les centres d’intérêts tournent autour du foot, des films pornos et du tuning. Là aussi bagarres et jets de chaises fréquents. Le niveau est déplorable, les manuels inutilisables, il faut tout refaire soi-même mais comme évidemment je passe mes journées dans le RER ou à attendre ma prochaine heure de cours en salle des profs où la connexion internet marche pas et les écrans d’ordi sont flous et que le week end je dors…

Le matin je me lève à 5h30 pour faire mes 3 ou 4 heures de transport quotidiennes (souvent dans le seul but de donner 2 ou 3 heures de cours), mais je devrais être heureux parce qu'au terme de plusieurs semaines de négociations mes 15 heures de cours sont désormais étalées de façon totalement imbécile sur 5 jours hebdomaires (dont le samedi) au lieu des 6 jours initialement prévus et que j'étais censé accepté en fermant ma gueule.
Il n’y a pas de transport entre mes deux établissements, le seul moyen de faire le transit pour moi c’est de marcher 40 minutes en pleine côte au bord d’une nationale, avec tous mes cours et mes bouquins sur le dos. Forcément j’arrive à bout de souffle et en retard la plupart du temps.

Je cherche du boulot mais quand on est à l'éducation nationale dans le privé on nous regarde un peu comme des ressortissants d'union soviétique, des inadaptés et des assistés...

Je crois que pour trouver il faut mettre plein d'argent de côté (car pas d'indemnités chômage), prendre son courage à deux mains, démissionner même sans avoir trouvé parce que j'ai le sentiment que tant qu'on est encore "dedans" tout le monde nous regarde comme des parias. Je prépare un dossier d'immigration pour le canada et sinon je me rabattrai sur l'angleterre ou l'allemagne parce que j'ai l'impression que la France ne voudra plus jamais de moi si je démissionne...

Posté par crevette morte, 22 octobre 2007 à 18:00

Caro et crevette morte

CAro : je ne sais pas des tuyaux?
tu peux dans un premier temps donner des cours dans le privé, cours particuliers instituts de langues etc... Ob be gagbe oas des masses mais c'est toujours ça.

Crevette: bon courage! je ne sais quoi te dire... si ce n'est bon courage! j'avoue avoir la chance de ne pas avoir eu le besoin de retrouver du travail totu de suite grâve à mon mari. MAis cependant je pense qu'il n'y a pas de raison pour que tu trouves quelque chose, mais peut être au'qu début le salaire ne sera pas le même..

Je sais qu'un ami d'une ami a démissionné dès le départ et il a trouvé du boulot dans une banque...
tout est possible



et je répète ( fait lire mes réponses!!! :p pas de préavis juste ne pas "abandonner son poste")

bon courage et merci de venir témoigner ici, je pense reprendre un peu tout ça

Posté par pepina, 22 octobre 2007 à 19:42

Quel bonheur de vous lire!

Ah! Apres des heures de recherches infructueuses sur le net au sujet de la demission de l'education nationale, je tombe sur ce site, ô miracle, peuple de gens qui me ressemblent... Donc en resume, quand y'en a marre (comme moi, la, tout de suite, apres avoir traine lamentablement toute l'annee derniere), hop on ecrit sa lettre de démission, on poste et on attend des nouvelles du chef des chef qui est cense nous dire le top depart pour s'en aller? OK mais bon pourquoi pas d'abandon de poste? Parce que moi c'est tout de suite que je veux partir et je ne veux plus jamais remettre les pieds dans cette classe... Alors a part l'arret de travail jusqu'a recevoir la reponse, y'a pas moyen de pas retourner dans sa classe????

Posté par eteye, 10 novembre 2007 à 03:01

Eteye

Franchement aucune idée...
COmme je l'ai toujours dit, je ne peux que vous exposer mon expérience afin qu'elle vous aide à y voir clair mais je n'en sais pas plus...
L'important c'est d'en parler avec votre chef d'établissement, lui dire que vous devez partir...
Moi je suis passée par l'arrêt maladie mais je ne sais pas s'il existe d'autres possibilités...

Bon courage et donnez nous de vos nouvelles!

Posté par pepina, 10 novembre 2007 à 12:17

Encore moi

Merci Pépina de repondre si rapidement. Je voudrais pas insister mais juste, dans une de tes reponses tu dis qu'il ne faut pas faire d'abandon de poste. Et je me demandais pourquoi. Risque t'on quelque chose? Genre remboursement de la formation (je suis T1), hein, pas de se faire lapider (quand meme...). Voila, donc si t'as plus d'infos sur ce sujet en particulier... Merci.

Posté par Eteye, 10 novembre 2007 à 17:00

Eteye

j'en sais rien pourquoi exactement mais je sais que dans mon établissement ils se sont inquiétés enfin le rectorat à appeler le secrétariat à l'époque parce qu'ils avaient peur que j'ai fait ça... alors que j'étais en arrêt maladie, mais ils n'avaient pas encore reçu mes fiches d'arrêt...
Ce qu'ils peuvent te faire? j'en sais strictement rien... :D
Moi ce qui m'a inquiété à l'époque c'est de suivre une procédure qui permettrait à mes élèves de rapidement se retrouver avec un remplaçant...

Posté par pepina, 10 novembre 2007 à 20:24

Bouffée d'oxygène

Oui, une grosse bouffée d'oxygène, en lisant toutes vos expériences, après une expérience plus ou moins longue.

Moi aussi marre de ce boulot sans avenir (aux vues des suppressions annoncées) où après deux ans en poste fixe, c'est ma 4ème année en tant que TZR, c'est à dire SDF et bonne à tout faire de l'éducation nationale.

Pour se retrouver face à des gamins qui n'ont rien à faire de ce qu'on leur enseigne, qui savent désormais aussi bien que nous que le baccalauréat est un diplôme qu'on leur donne dans le cas où ils n'ont rien foutu.

En 5 ans, j'ai fréquenté 7 établissements, 7 directions et CPE différents, avec à chaque fois le même discours : ce sont de braves gamins qu'il ne faut surtout pas stresser en les collant ou en leur donnant des devoirs, mais il faut les comprendre ou les pardonner quand ils vous insultent ou vous agressent.

Quant aux absences, tout le monde connaît le système : lycée = moulin à vent, chaque élève vient quand il a envie.

Je précise qu'actuellement je ne suis pas en ZEP ou zone de violence comme certains d'entre vous, mais dans des lycées de centre ville, dans des communes moyennes où paraît-il, on trouve de meilleurs élèves, plus motivés et plus respectueux.

La vérité, c'est qu'on a des chefs d'établissement qui travailent à empêcher les incidents d'être connus de l'extérieur pour conserver la réputation de leur cher bahut.

Alors oui, la démission prochaine pour moi aussi (merci à tous pour les débuts d'informations que j'ai pu obtenur sur ce site, peut-être devrais-je communiquer son adresse à la GRH de mon cher rectorat qui n'y connait rien), parce qu'effectivement, envie de faire un boulot qui va me plaire, me permettre de m'épanouir, d'obtenir des résultats en adéquation avec mon investissement, et d'être en contact avec des personnes (serais-je tenté de dire des humains) capables de faire une phrase complète avec au moins un verbe et sans cris guuturaux et animaux.

Tant pis si je choque, mais il est temps d'appeler un chat un chat et de ne plus masquer la vérité sur l'état de l'éducation nationale derrière un vocabulaire de fortune inventé par nos chers inspecteurs.

Posté par specialneeds, 16 novembre 2007 à 09:14

specialneeds

MErci pour ton commentaire, n'hésite pas à venir nous donner de tes nouvelles si la démission est ta décision définitive, on aura comme ça une deuxième expérience.
Euh pour la GRH de ton rectorat, j'aime autant pas :D

Bon courage pour la suite!

Posté par pepina, 16 novembre 2007 à 09:50

et les profs des écoles?

Bonjour!
Je ne suis pas PLC mais PE2. Je me suis retrouvée dans ton message même si pour moi ce ne sont pas des ados mais des enfants de 6 ans...
Je déprime depuis que j'ai commencé ce métier mais mon entourage me tenait toujours la même rengaine : "mais tu sais c'est normal au début, ce n'est pas un métier facile, ça ira mieux dans quelques années..." Et la notion de plaisir et de passion dans son boulot, on en fait quoi alors? Parce que moi c'est sur, je ne ressens rien de tout cela et je passe mon temps à compter les jours et les semaines qui me séparent des vacances... C'est pas une vie, ça...
Alors ce matin, ça m'a pris, j(ai complétement pété un cable et je n'ai pas réussi à partir travailler, je ne veux plus y aller. J'ai rendez-vous chez le medecin cet aprem...
J'espère être arrêtée pour ne plus avoir à y retourner jusqu'à ma démission effective.
Le hic, c'est que je ne sais pas si la démission fonctionne exactement comme pour les PLC..j'espère ne rien avoir à rembourser car je ne suis titulaire que depuis deux ans...
Enfin, on vera bien... Reste que je n'ai aucune idée de ce que je vais faire maintenant. Tout ce que je sais c'est que je ne veux plus être instit.
Voilà c'était juste un tit témoignage et puis surtout ça fait du bien de se confier sur ce sujet sans être culpabilisée par ceux qui ne vous comprennent pas.
Bye. A plus.

Posté par safi, 26 novembre 2007 à 11:56

Safi

je ne peux hélàs pas t'aider mais je te souhaite vraiment bon courage!!!
et n'hésite pas à repasser par ici pour donner de tes nouvelles!

Posté par pepina, 27 novembre 2007 à 11:23

Safi (bis)

En effet, dur dur d'évaluer la véracité de ce remboursement de formation tant la rétention d'information est forte concernant la démission de l'éducation nationale.

Si cela peut t'aider ou te rassurer, en prenant le temps de visiter différents forums, on peut s'apercevoir que plusieurs personnes témoignent de leur démission, et apparemment aucune d'entre elles n'a dû rembourser quoi que ce soit.

Posté par specialneeds, 30 novembre 2007 à 14:16

En résumé on fait comment ?

Bonjour Pépina et tous les autres

Je viens de lire toute la discussion et j'avoue me sentir moins seul. Je suis PLP stagiaire dans le 92 et je me rends compte que ce métier n'est pas fait pour moi. Je me tape ma petite crise d'angoisse chaque mercredi et dimanche soirs veilles de journées de cours parce qu'en tant que stagiaire je n'enseigne pour le moment que deux jours par semaine donc je m'imagine avec le noeud au ventre tous les soirs si j'étais titulaire !

La motivation du début s'est totalement évaporée, et je ne pense qu'à faire autre chose de ma vie - sans parler de l'IUFM qui est une des plus grosses blagues de ma vie.

Pépina pourrais-tu me résumer la succession des démarches à faire pour démissionner au plus vite, s'il te plait ?
J'ai pas bien compris ca que tu as écrit (à Fred le 07/09/2007): " comme je l'explique sur toutes mes notes, une lettre au ministre, sous couvert du recteur de ton academie, sous couvert de ton cherf d etablissement" ça veut dire quoi ? qu'il faut écrire au ministre et envoyer une copie au recteur et au chef d'établissement en même temps ?

Merci de me répondre ! Et merci à tous pour vos témoignages.

Posté par Ju, 03 décembre 2007 à 18:38

réponse à Ju

En tant qu'enseignant, tu as plusieurs hiérarchiques supérieurs (chef d'établissement, recteur, ministre...).

"Sous couvert" signifie que lorsque tu désires écrire à l'un de ces supérieurs, tu dois effectivement fournir une copie de ton courrier aux supérieurs qui se trouvent entre toi et le destinataire du courrier (ex : si tu veux écrire à ton recteur, tu dois le faire sous couvert du chaf d'établissement).

La mention sous couvert doit d'ailleurs apparaître sur le courrier original avec l'identité de toutes les personnes ayant reçu une copie.

J'en profite également pour donner des nouvelles de ma future démission, comme me l'a demandé Pépina : pour l'instant la lettre n'est pas envoyée, j'assure actuellement mes arrières, à savoir envoyer des candidatures (100 aujourd'hui), souvent spontanées, qui m'ont valu pour le moment une dizaine de réponses négatives et une convocation demain dans un cabinet de recrutement où je vais effectuer un entretien et des tests.

A bientôt j'espère pour vous donner une suite qui, je l'espère, me sera favorable

Posté par specialneeds, 04 décembre 2007 à 16:58

;)

Ju je t'ai envoyé un mail j'espère que tu l'as reçu.
Specialneed je vois que ça avance je te souhaite bon courage et je croise les doigts pour que tu trouves vite un nouveau job!

Posté par pepina, 04 décembre 2007 à 19:49

C'est posté !

(...)

J'ai été mis en arrêt maladie pendant une semaine pour réfléchir.

Après en avoir bien discuté avec mes proches, je suis allé parler de mon envie ferme de démissionner avec mon tuteur au téléphone puis 'en vrai'. Nous sommes allé mettre la proviseure de mon lycée au courant, avec encore une longue discussion mais très humaine et pas du tout agressive. La proviseure m'a donnée encore deux jours de réflexion et je suis revenu le surlendemain et pour la dernière fois, au lycée : ma posiion n'avait pas changé.

On a appelé mon responsable de formation à l'IUFM pour que je l'avertisse courtoisement de mon départ - avec encore un long échange pour expliquer ma situation, et j'ai posté l'après-midi même, ma lettre de démission en trois exemplaires et à l'adresse du recteur de l'académie : au recteur, au directeur du centre de l'IUFM où j'étais en formation et à la proviseure du lycée, avec la mention "copies adressées au directeur du centre et à la proviseure". Envoi en recommandé avec accusé, de réception bien sûr.

Et voilà...

Après une journée pendant laquelle j'étais très chamboulé par l'importance du choix fait, je me suis senti le lendemain plus léger et même si ma situation financière n'est pas au plus haut, une sorte de poids énorme que je trainais péniblement derrière moi, a disparu.

Merci à tous, merci Pepina.

Posté par Ju, 10 décembre 2007 à 03:33